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Bulletin Quotidien Europe N° 9861
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JOURNÉE POLITIQUE / (eu) pe/euromed

L'APEM se réunit lundi et mardi dans un climat incertain et troublé par la situation politique

Bruxelles, 13/03/2009 (Agence Europe) - La cinquième session plénière de l'Assemblée parlementaire euro-méditerranéene (APEM) se tiendra les 16 et 17 mars 2009 au Parlement européen à Bruxelles et sera précédée le 15 par les réunions de ses différentes commissions. Le résultat le plus sûr sera que cette session marquera la fin du mandat de président confié en mars dernier à Hans-Gert Pöttering, par ailleurs président du Parlement européen jusqu'aux élections européennes de juin prochain. Il sera remplacé par un autre membre du bureau composé de 4 présidents de parlements (outre M. Pöttering, le président du parlement national italien et ses collègues marocain et jordanien ; c'est à ce dernier que sera repassé le flambeau). Un ordre du jour classique est annoncé portant sur des thèmes comme la coopération économique, les financements - dont les micro-crédits -, l'environnement, le droit des femmes, la culture et le social. Les aspects politiques figurent également parmi les thèmes habituellement soumis aux débats. Mais, pour cette session, l'actualité politique en Méditerranée, rendue plus aiguë à la suite de l'invasion de la Bande de Gaza par Israël, fin décembre et début janvier, mettra ce thème en avant-plan au risque, entrevu par la plupart des observateurs, que la session ne lui soit entièrement consacrée.

La situation politique a notamment compliqué la vie de l'APEM, aux sessions de laquelle assistaient aussi bien les députés arabes qu'israéliens. Mais, pour la première fois, au début de cette année, le groupe arabe a pris la décision de ne pas être présent et la très grande majorité des réunions a eu lieu soit avec un nombre très réduit de participants, soit de façon informelle. La solidarité de groupe affichée du côté arabe n'a cependant pas tenu longtemps sous la pression européenne conjuguée à celles de la Jordanie et du Maroc, membres du bureau de l'Assemblée paritaire, ainsi que de l'Égypte. Il faudra vérifier à l'ouverture de la session plénière si la levée du boycott arabe est effective ou si elle a été cassée. Clairement, la partie arabe ne parvient pas à s'accorder sur la conduite à tenir. Certains préféreraient attendre une décision commune au « sommet » arabe de la fin mars à Doha. D'autres cèdent plus aisément aux sollicitations de la partie européenne, et du président Pöttering, pour que la session puisse se tenir dans la sérénité et ne pas grever le bilan de son année de présidence. Mais rien n'indique pour l'heure que l'APEM a pu sortir de sa période de gestation et atteindre l'âge de maturité. Elle a, jusqu'à présent, consacré ses travaux à son fonctionnement interne et à la reconnaissance de son rôle au sein de l'UpM (Union pour la Méditerranée). Des avancées sont notées dans les discussions sur certains sujets économiques et de société, mais sans réelle portée sur le cours de la politique méditerranéenne. L'APEM n'a eu, jusqu'à présent, qu'à entériner les décisions gouvernementales, le « sommet » fondateur de l'UpM du 13 juillet à Paris et la conférence ministérielle de Marseille de novembre dernier, mais s'est plus préoccupée de se voir accorder le statut de « dimension parlementaire » de l'UpM. Des questions essentielles demeurent toutefois. La répartition des sièges entre les trois groupes (eurodéputés, parlementaires nationaux de certains pays européens - la Grande Bretagne refuse encore de se joindre à l'APEM - et parlementaires des pays partenaires), la structuration du secrétariat et l'adoption du budget de son fonctionnement doivent en effet être réglées afin que l'Assemblée puisse assumer pleinement son rôle. (F.B.)

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