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Bulletin Quotidien Europe N° 9861
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JOURNÉE POLITIQUE / (eu) pe/guinÉe-bissau

Condamnation des assassinats et crainte que le pays ne serve de plaque tournante au trafic de drogue

Strasbourg, 13/03/2009 (Agence Europe) - Dans une résolution commune sur la Guinée-Bissau adoptée jeudi 12 mars à Strasbourg (53 pour et 2 abstentions), le Parlement européen « condamne fermement » l'assassinat, début mars, du président Joao Bernardo Vieira, et du chef d'état-major des forces armées, le général Tagmé Na Waié. Il exhorte les autorités du pays à mener des enquêtes approfondies sur ces crimes et à poursuivre les responsables en justice. Le PE prie toutes les parties de résoudre leurs litiges par des moyens politiques et pacifiques dans le cadre des institutions de Guinée-Bissau. Le PE espère que les élections présidentielles auront lieu dans un délai de 60 jours, comme prévu par la constitution.

Les assassinats semblent liés à une tension politique issue d'anciennes rivalités, à des divisions ethniques, à de l'instabilité dans les rangs de l'armée et à la présence de plus en plus forte d'intérêts liés au trafic de drogue dans le pays (en particulier de cocaïne), « ce qui crée un contexte très complexe et dangereux qui nuit en permanence à la capacité du pays à se relever ». Le PE voit un risque que la Guinée-Bissau soit « incapable de faire face à une corruption omniprésente » ou qu'elle devienne un pays de transit de drogues entre l'Amérique du Sud et l'Europe.

Enfin, le PE demande que des pourparlers soient engagés sans délai entre les différentes factions politiques du pays afin d'établir un programme liant toutes les parties prenantes et qui inclurait une accélération de la réforme du secteur de la sécurité, une révision de la loi électorale, une réforme de l'administration publique, des mesures de lutte contre la corruption, des objectifs de stabilisation macroéconomique et la consultation de la société civile sur le thème de la réconciliation nationale.

José Ribeiro e Castro (PPE-DE, portugais) a signalé que le trafic de drogue en Guinée-Bissau « commence à toucher l'ensemble de la région », dont le Cap Vert. Benita Ferrero-Waldner, au nom de la Commission, a déclaré que les narcotrafiquants minent le pays. Elle a précisé que l'UE a mis en place, grâce au Fonds européen de développement (FED), « un plan ambitieux pour lutter contre le trafic des stupéfiants ». La Commission prévoit une aide post-élection, des élections qui devraient se tenir avant l'été. (L.C.)

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