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Bulletin Quotidien Europe N° 9858
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) pe/conseil europÉen

Pour le PSE, il ne faut pas oublier la réforme des marchés financiers - Le PPE-DE ne céde pas au « catastrophisme » sur la crise

Strasbourg, 10/03/2009 (Agence Europe) - À la veille du débat en plénière sur la stratégie de Lisbonne et la préparation du Conseil européen des 19 et 20 mars, les différents groupes politiques du Parlement européen se sont exprimés, mardi 10 mars lors de conférence de presse, sur leurs attentes. Le PE votera plusieurs résolutions sur la contribution au Conseil de printemps 2009 concernant la stratégie de Lisbonne, dont une déposée par les groupes PPE-DE, PSE, ALDE et UEN.

Le président du groupe PSE, l'Allemand Martin Schulz, a déclaré à la presse que « nous devons gérer la crise actuelle sans perdre de vue la réorganisation des marchés financiers ». Le groupe PSE demande ainsi à la Commission européenne: - des règles sur les Hedge Funds ; - une directive sur les agences de notation de crédit ; - des règles sur les revenus des dirigeants d'entreprises ; - des règles pour limiter l'excès de la spéculation ; - un renforcement de la surveillance financière ; - de lutter contre les paradis fiscaux. Par ailleurs, il a critiqué ceux qui, dans les milieux financiers, prétendent que lorsque la situation des marchés financiers se sera stabilisée, l'État devra se désengager.

Le Conseil européen prochain sera « le plus intéressant de tous les Conseils européens de printemps », a commenté le leader du groupe ADLE, Graham Watson. « Mon groupe partage les préoccupations exprimées sur la récession qui sera longue et profonde ». Et nous sommes préoccupés par les projets prévus en matière énergétique, a ajouté M. Watson.

Au nom du groupe PPE-DE, Joseph Daul a estimé qu'il fallait dire la vérité aux citoyens sur la crise, mais « sans faire de catastrophisme ». La vérité est que cette crise qui provient de l'absence de règles, en particulier aux États-Unis, ne pourra pas être réglée si nous nous replions sur nous-mêmes et si nous faisons du protectionnisme. Nous ne sortirons de la crise que par la discipline et surtout par l'innovation (dans le cas, en particulier, du secteur automobile et du secteur de l'énergie).

Au nom du groupe des Verts/ALE, Monica Frassoni a expliqué en substance que le plan de relance économique de la Commission est mal conçu pour ce qui est des projets énergétiques. En effet, il y a un marchandage entre les grandes entreprises de l'énergie et des télécommunications qui bénéficieront de l'aide publique et le plan prévoit trop de projets « farfelus » en matière de stockage du carbone, a indiqué Mme Frassoni. (L.C.)

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