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Bulletin Quotidien Europe N° 9837
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/internet

La Commission célèbre la Journée pour un Internet plus sûr

Bruxelles, 10/02/2009 (Agence Europe) - La Commission européenne a célébré, mardi 10 février, la sixième édition de la « Journée pour un internet plus sûr », une initiative annuelle du réseau européen des centres pour un internet plus sûr INSAFE à laquelle participent plus de cinquante pays en Europe et dans le monde. Soucieuse de donner aux enfants et aux jeunes les moyens de se défendre contre les dangers de la communication en ligne, la Commission a donné à cette occasion le coup d'envoi à une campagne de sensibilisation et dévoilé un clip vidéo sur la « cyberintimidation », l'un des problèmes les plus fréquents auxquels les jeunes sont confrontés sur Internet. Cette journée a également été choisie par dix-sept grands sites web pour officialiser un accord destiné à améliorer la sécurité des mineurs qui utilisent les sites de socialisation. L'accord signé mardi à Luxembourg, en présence de la commissaire Viviane Reding, responsable de la société de l'information et des médias donnera aux adolescents les moyens de réagir aux risques auxquels ils sont susceptibles de faire face, notamment le harcèlement en ligne et la divulgation d'informations privées. « Cet accord est une étape importante pour la sécurité des enfants et l'industrie des sites de socialisation en Europe et je suis persuadée que cela peut réellement faire la différence », a souligné la commissaire. Évoquant l'énorme succès des sites de socialisation, en particulier auprès des jeunes, la commissaire a souligné la nécessité de les informer spécifiquement des dangers potentiels de ces réseaux. « La solution, c'est de les responsabiliser plutôt que de les protéger. Les responsabiliser pour qu'ils puissent gérer n'importe quel risque auquel ils peuvent être confrontés en ligne, en les informant au sujet de ces risques », a-t-elle poursuivi. Viviane Reding a également salué le fait qu'il s'agisse d'une initiative propre à l'industrie qui vient appuyer fort opportunément les initiatives nationales et européennes en faveur d'une meilleure protection des individus sur Internet. « Cette initiative dans le secteur des réseaux de socialisation est exactement le genre de bon processus d'autorégulation à laquelle nous sommes heureux de participer, en collaboration avec la Commission européenne. Elle fait suite à l'une de nos initiatives précédentes destinée à protéger nos enfants en ligne « Teach Today », a commenté pour sa part Luc Delany de la société Google, l'un des dix-sept partenaires. Alors que les sites web se sont engagés à informer la Commission des détails de leurs mesures et de la manière dont ils comptent les mettre en œuvre d'ici à avril 2009, la commissaire a assuré qu'elle allait pour sa part vérifier si les promesses de l'industrie allaient être tenues et promis de revenir sur les progrès accomplis l'année prochaine.

Les sites internet Arto, Bebo, Dailymotion, Facebook, Giovani.it, Google/YouTube, Hyves, Microsoft Europe, Myspace, Nasza-klaza.pl, Netlog, One.lt, Skyrock, StudiVZ, Sulake/Habbo Hotel, Yahoo!Europe et Zap.lu ont déterminé ensemble les risques auxquels peuvent être confrontés les mineurs (harcèlement en ligne, le « grooming » ou la sollicitation d'adultes à des fins sexuelles ou encore la divulgation d'informations personnelles) et considérer les mesures qu'ils peuvent envisager pour limiter les risques. Ils proposent: 1) de placer sur leur site un bouton « signaler un abus » accessible et simple d'emploi permettant aux utilisateurs de signaler en un seul clic toute conduite et tout contact inapproprié d'un tiers ; 2) de veiller à ce que les profils et les listes de contacts d'utilisateurs de sites web qui se sont déclarés comme mineurs soient « privés » par défaut (autrement dit pas accessibles à tout le monde). Il sera ainsi plus difficile pour les personnes malintentionnées de contacter les jeunes internautes ; 3) de s'assurer que les profils privés des utilisateurs mineurs ne soient pas accessibles (ni directement à partir du site ni via les moteurs de recherche) ; 4) de garantir que les options de vie privée sont bien visibles et accessibles à tout moment afin que les utilisateurs puissent facilement déterminer si ce qu'ils diffusent en ligne peut être vu par le monde entier ou par leurs amis seulement ; 5) d'empêcher les enfants trop jeunes d'utiliser leurs services: si un site de socialisation a pour cible les adolescents de 14 ans et plus, il doit être difficile pour un enfant plus jeune de s'y enregistrer.

À l'occasion de la « Journée européenne pour un Internet plus sûr », le Conseil de l'Europe a, pour sa part, annoncé la parution de la nouvelle édition de son annuaire « The Internet Literacy Handbook » qui informe parents, professeurs et jeunes de la meilleure manière d'utiliser Internet en toute sécurité et notamment comment utiliser les sites de socialisation. Par ailleurs, la COFACE (Confédération des organisations familiales de l'Union européenne) a adressé, lors de cette journée spéciale, une série de recommandations aux décideurs européens et nationaux visant plus particulièrement à soutenir les parents dans leur rôle d'éducateurs Le développement d'un internet sûr et garant du respect des droits fondamentaux doit s'appuyer sur une implication des parents qu'on aura sensibilisés et formés aux univers et usages numériques. Cette implication doit reposer sur des principes d'éducation forts et sur le dialogue entre parents et enfants. Doivent être impliquées toutes les parties prenantes: autorités publiques, fournisseurs d'accès, de contenu et de services, chercheurs, associations d'usagers, organisations familiales et de protection de l'enfance, a souligné la COFACE. (I.L.)

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