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Bulletin Quotidien Europe N° 9837
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/marchÉ intÉrieur

Combattre la tentation protectionniste

Bruxelles, 10/02/2009 (Agence Europe) - Face à la détérioration de la situation économique, l'UE doit continuer à privilégier une approche commune et ne pas se tourner vers le nationalisme économique. Tel est le message de l'UEAPME qui dénonce le danger d'une dérive protectionniste dans les plans de relance des États membres, dont certains sont tentés de discriminer les producteurs sur la seule base de la nationalité. Saluant la décision de la République tchèque de convoquer un Sommet informel des dirigeants des 27 d'ici la fin février, l'association européenne des PME et des artisans appelle au respect des règles du marché intérieur et de la concurrence. « Les chefs d'État ou de gouvernement doivent s'entendre rapidement sur une politique coordonnée fondée sur les valeurs de l'Europe et ses règles et doit comprendre qu'un retour au nationalisme est un choix à courte vue et irresponsable. Le protectionnisme n'est pas une option, à aucun moment », déclare Andrea Benassi dans un communiqué publié mardi 10 février. Pour le secrétaire général de l'UEAPME, le nationalisme est une réaction rétrograde. De telles politiques visant à protéger des champions nationaux ne peuvent être tolérées en période économique favorable, et encore moins en cas de ralentissement, insiste t-il.

La veille, le commissaire chargé du Marché intérieur, Charlie McCreevy, avait lancé un appel identique, en ciblant spécifiquement les contraintes imposées au secteur bancaire. « Nous avons vu d'énormes sommes d'argent des contribuables engagées pour renflouer les banques et d'autres secteurs. D'autres seront sans doute nécessaires afin de débloquer les prêts au secteur privé », a constaté M. McCreevy dans un discours prononcé lundi 9 février à l'Institut des affaires européennes et internationales de Dublin. Si les gouvernements tentent légitimement d'obtenir que leurs apports produisent les meilleurs effets, il y a « une tendance croissante à imposer des conditions sur ces aides gouvernementales ». Or « obliger les banques ou les entreprises à utiliser l'argent, par exemple, pour soutenir l'économie nationale au détriment des autres » est un exemple classique « du type de réaction politique à court terme qui va réactiver le protectionnisme, ainsi que créer de nouvelles entraves dans notre marché intérieur », prévient le commissaire. (A.B.)

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