Bruxelles, 10/02/2009 (Agence Europe) - De nombreux ministres des Finances des États membres de l'UE ont demandé à la Commission européenne, mardi 10 février à Bruxelles, de revoir sa copie sur les modalités de financement des 5 milliards d'euros de fonds communautaires nécessaires pour des projets dans le domaine des interconnexions énergétiques et le développement d'Internet à haut débit dans les zones rurales (EUROPE n° 9834).
Lors du débat au sein du Conseil Écofin, six ministres (Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Pays-Bas, Autriche et Suède) ont dit refuser toute révision des perspectives financières pour trouver les crédits supplémentaires nécessaires, alors que la Commission affirme qu'on ne pourra pas financer ces projets sans une telle révision du cadre financier. Les ministres de ces six pays de l'UE, qui disposent d'une minorité de blocage, ont estimé en résumé que le mode de financement proposé n'est pas approprié. Ils n'ont pas dit s'ils sont pour ou contre les projets envisagés.
Certains ministres se sont montrés plus positifs envers la proposition de la Commission, dont celui de Pologne. La France a demandé à la Commission de revoir sa proposition, de manière à: - garantir un équilibre géographique des projets dans le domaine de l'énergie ; - s'assurer que les projets financés ont des répercussions positives rapides sur l'économie ; - revoir le mode de financement car les marges de 2008 en rubrique agriculture ne sont plus disponibles (selon le service juridique du Conseil). Beaucoup d'autres pays ont demandé à la Commission de revoir sa proposition, dont ceux de Slovénie, d'Irlande et des Pays-Bas.
Dalia Grybauskaité, la commissaire responsable du budget, a averti que les projets ne verront pas le jour sans révision des perspectives financières. Elle a exclu la solution consistant à redéployer des crédits pour trouver ces milliards. Elle a estimé que le problème n'est ni budgétaire, ni juridique, mais uniquement politique. Elle a appelé le Conseil à agir de manière responsable, surtout que le temps presse. (L.C.)