21/01/2009 (Agence Europe) - Le président polonais Lech Kaczynski a réitéré, le 20 janvier, qu'il ne signera pas la loi polonaise de ratification du Traité de Lisbonne tant que les Irlandais ne l'auront pas approuvé dans un second référendum attendu pour septembre ou octobre. Il a néanmoins assuré que son pays ne fera pas obstacle à l'entrée en vigueur du texte si tous les autres États membres l'ont ratifié. En République tchèque, la ratification parlementaire devrait intervenir « bientôt », a dit lundi le ministre des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg. « Je suis absolument certain que nous ratifierons », a-t-il dit devant la commission des Affaires étrangères du PE. Normalement, le parlement tchèque devrait commencer son débat début février mais la ratification tchèque pourrait, elle aussi, être liée au problème irlandais. Le président de la commission des Affaires européennes du sénat tchèque, Ludek Sefzig, cité par EUobserver, affirme en effet qu'il sera « très problématique » pour le sénat d'approuver le traité tant que l'UE n'aura pas mis sur papier et adopté les assurances juridiques qu'elle a promises à l'Irlande en échange d'un second référendum. Le Conseil européen de décembre a convenu que ces assurances (portant sur le maintien d'un commissaire par pays, la neutralité, la fiscalité, la famille et des questions sociales et éthiques) seront mises au point d'ici la mi-2009. (H.B.)