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Bulletin Quotidien Europe N° 9823
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/social

Les « pour » et les « contre » de la mobilité professionnelle, selon les partenaires sociaux européens

Bruxelles, 21/01/2009 (Agence Europe) - Réunis ce mercredi 21 janvier à Bruxelles en troïka sociale à l'invitation de la Présidence tchèque de l'Union pour préparer les discussions de l'informelle de Luhaèovice (EUROPE n° 9822), les représentants des partenaires sociaux européens ont exprimé leurs espoirs et craintes en matière de libre circulation des travailleurs au sein de l'Union.

À cette occasion, le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), John Monks, a réitéré son soutien à la libre circulation de la main-d'œuvre mais aussi ses préoccupations concernant la menace que la récession et les récentes décisions de la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) constituent à cet égard. « Ces décisions de la CJCE, qui ont permis aux employeurs d'utiliser des travailleurs détachés pour miner les conventions collectives, ne nous aident guère. Cette tendance doit être corrigée d'urgence afin d'introduire un protocole de progrès social dans le prochain traité à conclure et de renforcer la directive sur les travailleurs détachés », a estimé John Monks qui rappelle que ces initiatives sont destinées à soutenir la libre circulation. « Elles visent à prévenir une fragilisation de grande ampleur qui, si elle se poursuit, constituera probablement la plus grande menace pour le marché unique et les relations entre les pays. Elles sont destinées à faire obstacle aux nationalistes, protectionnistes et racistes qui s'opposent en masse au marché unique et à la libre circulation de la main-d'œuvre. Elles sont essentielles pour l'avenir de l'Europe », a conclu John Monks.

Pour le président de la commission des affaires sociales de Businesseurope (patronat européen), Jorgen Ronnest, une plus grande mobilité des travailleurs ne peut qu'aider à solutionner la coexistence, dans de nombreux États membres, de hauts taux de chômage avec une pénurie d'offres d'emplois. « Il est donc vital de briser les barrières à la mobilité géographique. Cela signifie qu'il faut appliquer pleinement le principe de la liberté de circulation de travailleurs, une liberté fondamentale garantie par les traités. En outre, la liberté de circulation des travailleurs a également un impact positif sur l'économie et les marchés du travail européens ». M. Ronnest a toutefois demandé de ne pas confondre liberté de circulation des travailleurs et libre prestation de services, cette dernière incluant les travailleurs détachés dans un autre État membre que celui d'origine pour une période déterminée. Jorgen Ronnest a relevé aussi le lien étroit qui existe entre mobilité géographique et mobilité professionnelle: les pays qui connaissent une forte mobilité géographique ont également de hauts niveaux de mobilité professionnelle et vice versa. « La situation actuelle doit servir de catalyseur aux réformes structurelles pour augmenter le potentiel de croissance à long terme en améliorant les structures économiques et de marchés de l'emploi. Pour ce faire, les États membres doivent mettre en avant la réforme de marché du travail. La mise en œuvre des politiques de flexicurité est impérative pour éviter les conséquences négatives de la crise sur l'emploi », a conclu Jorgen Ronnest. (G.B.)

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