Dossier réalisé par Albin Birger Agata Byzcewska et Helmut Brüls
UNE PRÉSIDENCE HISTORIQUE
DANS UN CONTEXTE POLITIQUE DIFFICILE
La République tchèque assume à partir du 1er janvier 2009 la présidence semestrielle du Conseil de l'UE. Pour sa première présidence européenne, ce « nouveau » pays membre d'Europe centrale, de dix millions d'habitants, qui a adhéré le 1er mai 2004, a choisi la devise: « Une Europe sans barrières ». Il s'agit, pour ce jeune pays à l'économie très ouverte, dirigé par un gouvernement et un président très libéraux, de marquer son attachement à ce qu'il appelle les quatre « libertés fondamentales de l'Union »: la libre circulation des biens, des capitaux, des travailleurs et des services.
La défense des libertés des citoyens, le respect de la souveraineté et des spécificités nationales des États membres (« diversité dans l'Union ») et la propagation d'une Union ouverte vers le monde seront les fils rouges de cette présidence. Ainsi, elle veut encourager des « réformes libérales » pour le budget et les politiques de l'UE (y compris la politique agricole commune), réduire la dépendance énergétique de l'Europe vis-à-vis de de la Russie, accélérer l'intégration européenne des six pays des Balkans occidentaux et intensifier la coopération avec les autres pays voisins de l'Est grâce au nouveau « Partenariat oriental ». Dans le même esprit anti-protectionniste, Prague entend profiter de sa présidence pour inciter certains pays membres - l'Allemagne et l'Autriche sont particulièrement visées - à abolir les dernières restrictions à la libre circulation des travailleurs en provenance des « nouveaux » pays membres. C'est donc un changement radical de philosophie par rapport à la Présidence française et son slogan « Une Europe qui protège ».
Économie, Énergie, Europe dans le monde. L'approche libérale de la Présidence tchèque se réflète dans les trois grandes priorités de travail qu'elle a retenues sous le signe des « trois E »: Économie (renforcer la compétitivité européenne, rétablir la confiance en l'économie de marché, gestion raisonnable et efficace de la crise financière, poursuite des réformes libérales du budget et des politiques de l'UE), Énergie (recherche d'un « équilibre » entre protection de l'environnement et maintien de la compétitivité, sécurité énergétique, développement d'une politique énergétique commune) et l'Europe et le monde (renforcement des relations euro-atlantiques, poursuite des préparatifs d'adhésion des pays des Balkans occidentaux, mise en place du « Partenariat oriental » pour les autres pays voisins à l'Est). Les mêmes « trois E » qu'avait choisis la Présidence suédoise au premier semestre 2001 (Économie, Environnement, Élargissement) ? En effet, les Tchèques ont délibérément repris l'idée des Suédois « qui avaient dû faire face à des problèmes semblables à ceux auxquels s'attaquera la République tchèque », admet le Premier ministre tchèque Mirek Topolánek. Il y a huit ans, « l'Europe attendait de connaître le sort du Traité de Nice, poursuivait les préparatifs de l'introduction de la monnaie unique, et attendait de voir comment un nouvel État membre de l'Union, de surcroît non membre de la zone euro, s'acquitterait de sa première présidence », explique-t-il sur le site de la Présidence tchèque (http://www.eu2009.cz ).
Il faut reconnaître que l'incertitude relative au Traité de Lisbonne et la crise financière et économique n'ont pas facilité les préparatifs de cette présidence. Jusqu'au « non » irlandais de juin dernier, il était prévu que le nouveau traité entre en vigueur le 1er janvier 2009 dotant l'UE, entre autres, d'une présidence stable du Conseil européen. Les Tchèques ont donc dû travailler parallèlement sur plusieurs scénarios avant d'avoir la certitude que le Traité de Lisbonne ne sera pas encore d'application au début de 2009. Le brusque déclenchement de la crise financière et économique, dont les suites occuperont aussi la Présidence tchèque, a également sérieusement chambardé les préparatifs. En revanche, les récents accords du Conseil européen sur le paquet Climat/Énergie et la feuille de route pour la ratification irlandaise du Traité de Lisbonne libèrent les Tchèques de deux soucis majeurs, même si du travail reste à faire sur ces dossiers (voir plus loin).
Présidence de transition. Après une Présidence française très agitée mais particulièrement efficace, tout indique à ce stade que la Présidence tchèque sera une Présidence de transition, une présidence qui entend se distinguer par une bonne gestion des différents chantiers en cours plutôt que par de nouvelles initiatives spectaculaires. D'autant plus que les institutions européennes seront elles-mêmes en état de
transition tout au long de l'année prochaine, avec des élections européennes en juin et le renouvellement de la Commission européenne en novembre (à moins que le mandat de l'équipe de José Manuel Barroso soit prolongé de quelques mois pour attendre l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne). Ce n'est pas pour rien que Prague a annoncé une « présidence fonctionnelle » (voir autre papier sur les priorités). « La Présidence tchèque va essayer d'être très rationnelle et objective et de gérer le nécessaire. Ce sera une Présidence de transition », nous confirme aussi un fin connaisseur des affaires tchèques et européennes. Ce rôle de « travailleur de l'ombre » colle d'ailleurs parfaitement avec la mentalité tchèque, explique-t-il. « Les Tchèques ne sont pas de grands théoriciens mais plutôt des pragmatiques soucieux d'assurer du bon boulot sans trop d'agitation et de publicité comme le préfèrent peut-être d'autres présidences. On ne dit pas pour rien que les Tchèques sont les plus germaniques des Slaves », dit-il. Alexandr Vondra, le vice-premier ministre chargé des Affaires européennes, annonce lui aussi une présidence « profil bas ». « On veut travailler au consensus européen, en poursuivant le travail commencé. Le Parlement européen cessera de siéger en mars prochain avant les élections en juin, et la Commission terminera son mandat en fin d'année. Ce n'est donc pas le moment d'être révolutionnaire », a-t-il dit récemment au quotidien français Les Échos. Et d'ajouter: « Il faut être prudent. Notre outil, ce sera la lime à ongles, pas le marteau ».
Scepticisme et inquiétude. Donc, une Présidence comme une autre ? Pas vraiment. Rarement les milieux européens ont appréhendé une Présidence avec tant de scepticisme, voire d'inquiétudes. Non pas parce qu'il s'agit d'un « petit » pays qui prend les rênes de l'UE. La République tchèque dispose d'une capacité administrative incontestée et d'un appareil diplomatique suffisamment expérimenté et efficace pour pouvoir accomplir cette tâche sans trop de problèmes. La Slovénie, cinq fois moins peuplée que la République tchèque, qui a présidé l'UE avec succès au premier semestre 2007, a donné l'exemple. Aucun souci de ce côté, donc. En revanche, ce qui inquiète Bruxelles et les capitales européennes, c'est l'imprévisibilité et l'instabilité politique qui règnent actuellement en République tchèque.
Un gouvernement affaibli et instable. Le gouvernement de coalition du Premier ministre Mirek Topolánek, composé du Parti civique démocrate (ODS), de l'Union chrétienne-démocrate (KDU-CSL) et du Parti des Verts (SZ), est dans un état d'instabilité chronique, avec une majorité parlementaire flottante qui, selon le sujet de discussion, peut se transformer en minorité du jour au lendemain. Plus grave: la principale discorde porte sur l'Europe, ce qui a des répercussions sur d'importants dossiers tels que la ratification du Traité de Lisbonne. Le gouvernement est en effet divisé entre eurosceptiques (une importante partie de l'ODS, le parti du Premier ministre Topolanek) et pro-européens (chrétiens-démocrates et verts). Début décembre, M. Topolanek, pro-européen, a réussi à se faire réélire à la tête de l'ODS en écartant Pavel Bem, le maire eurosceptique de Prague. Cette victoire du Premier ministre a, certes, affaibli l'aile eurosceptique de l'ODS mais suffira-t-elle pour stabiliser le gouvernement, au moins jusqu'à la fin de sa présidence européenne ?
Le soutien de l'opposition est, lui aussi, loin d'être assuré. Après avoir réclamé la démission du gouvernement pour laisser la place à un « comité d'experts » pendant la Présidence du Conseil de l'UE, le principal parti d'opposition, le parti social-démocrate (ÈSSD), dirigé par Jiri Paroubek, semble avoir conclu une sorte de « trêve politique » avec le gouvernement pour les six mois de la présidence européenne. C'est en tout cas ce que nous a confirmé M. Paroubek. « La Présidence de l'UE est une opportunité historique pour la République tchèque. Rater ce rendez-vous serait une erreur impardonnable. Notre parti est soucieux de trouver un consensus avec le gouvernement pendant cette période critique », dit-il dans une interview avec EUROPE. Mais le cessez-le-feu reste extrêmement fragile car l'opposition demande déjà des élections anticipées à la fin du semestre européen, au moment même des élections européennes de juin 2009 (ce qui laisse prévoir une rude campagne électorale pendant la présidence européenne). « Nous sommes prêts à envisager une date (pour des élections anticipées) qui permettrait au gouvernement de travailler convenablement pendant toute la Présidence de l'UE. Les élections pourraient alors avoir lieu à l'issue de cette période, au moment des élections européennes », affirme en effet M. Paroubek. Le ÈSSD met cependant une condition pour le respect de la trêve: « la ratification rapide » du Traité de Lisbonne (voir plus loin).
Un président eurosceptique, voire anti-européen. L'incertitude politique ne concerne pas seulement le gouvernement. Eurosceptique militant et très provocateur, le président de la République, Václav Klaus, constitue également un risque majeur pour la Présidence tchèque. Même sans réel pouvoir politique et sans véritable influence sur la politique européenne et étrangère de son pays, son « pouvoir de nuisance » est énorme. Au cours des derniers mois, celui qui se qualifie lui-même de « dissident européen » n'a pas raté une occasion de pester contre l'Union européenne, ses institutions et le Traité de Lisbonne qu'il soupçonne de miner la souveraineté des États membres au profit d'une «Union européenne fédérale sans légitimité démocratique ». Et rien ne permet de croire qu'il sera plus discret pendant le semestre européen. Au contraire. Après avoir quitté l'ODS (dont il était un des fondateurs et président d'honneur) début décembre, l'imprévisible président pourrait annoncer la création d'un nouveau parti anti-européen (rejoindra-t-il « Libertas », le mouvement de l'homme d'affaires irlandais Declan Ganley ?) qui devrait se présenter aux élections européennes 2009. La Présidence tchèque de l'Union lui donnera en tout cas amplement l'occasion de faire parler de lui et de ses projets politiques.
Traité de Lisbonne. Le fait que la République tchèque soit le dernier pays membre à ne pas encore avoir ratifié le nouveau traité (à l'exception de l'Irlande et faisant abstraction de la Pologne où on attend toujours la signature du président) compliquera également la tâche de la future Présidence de l'Union. Car c'est elle qui devra mener à bien les travaux techniques importants qui restent à accomplir d'ici la mi-2009 pour assurer que l'Irlande organise un nouveau référendum sur le Traité de Lisbonne en automne prochain. Le Conseil européen de décembre a certes arrêté une feuille de route assurant des « garanties juridiques » aux Irlandais, mais les conclusions du sommet ne précisent absolument pas la forme juridique qu'elles devront prendre. Nicolas Sarkozy s'est avancé devant la presse en affirmant qu'il y aura un « protocole irlandais » qui sera intégré dans le traité et qui sera ratifié par les (bientôt) 28 États membres lors de l'adhésion de la Croatie, mais tout cela reste à confirmer. Du boulot juridique important en vue donc pour la Présidence tchèque, sachant que le gouvernement irlandais s'est engagé à tenir un nouveau référendum seulement si les garanties juridiques (encore à définir avec précision) lui semblent « satisfaisantes ». Pour l'instant, il est prévu que le parlement tchèque vote sur la ratification du traité en février. La majorité suffisante semble acquise dans les deux chambres ; le traité est en effet appuyé par une importante partie de l'ODS, par les chrétiens-démocrates, par les Verts ainsi que par l'opposition sociale-démocrate. Des doutes subsistent malgré tout: l'ODS voudrait lier l'approbation du Traité de Lisbonne au vote sur le projet américain de bouclier antimissile, ce que l'opposition sociale-démocrate (favorable au traité mais opposée au bouclier) refuse. La situation reste donc confuse. Sans parler du fait que pour entrer en vigueur, la loi de ratification du Traité de Lisbonne devra être impérativement signée par le président Klaus !
Et la population tchèque dans tout ça ? Souvent caricaturés dans la presse internationale comme des « rouspéteurs eurosceptiques », les Tchèques entretiennent une relation distante et peu enthousiaste avec l'Europe. Mais il serait faux de les considérer comme des eurosceptiques. Dans un récent sondage « Eurobaromètre » de la Commission européenne, publié en juin 2008, 64% des Tchèques reconnaissent que leur pays a bénéficié de son adhésion à l'UE. Il n'en demeure pas moins que l'Europe est perçue comme très lointaine. Et avec une franche méfiance comme les Tchèques la cultivent vis-à-vis de la classe politique en général et vis-à-vis de toute autorité extérieure, en particulier. Ce que certains appellent un « héritage de l'histoire ». « Successivement assujetti à l'Empire austro-hongrois, au nazisme et au communisme, le pays est devenu sceptique et allergique aux contraintes extérieures », explique un intellectuel à Prague, récemment cité dans Les Échos. « Une directive de Bruxelles est toujours ressentie comme si elle venait de Vienne ou de Moscou. Cet eurosceptiscisme n'a toutefois rien à voir avec l'extrémisme de droite. Il est tchéco-centré mais pas xénophobe, plus défensif qu'offensif », dit-il. Même à la veille de la présidence, l'Europe reste très marginale dans le débat public en République tchèque. Dans le gouvernement, en revanche, l'adrénaline commence à monter, même chez les ministres et hauts fonctionnaires considérés comme eurosceptiques, nous confirme un connaisseur de la cuisine interne tchèque. « À force de devoir entrer dans la matière pour préparer la présidence, même ceux qui étaient plus réticents vis-à-vis de l'Europe commencent à prendre du goût aux affaires européennes », dit-il. Nicolas Sarkozy a affirmé le 16 décembre dernier devant le Parlement européen que la Présidence de l'UE l'avait « changé ». Et si la Présidence tchèque contribuait à changer certaines opinions à Prague ?
UNE PRÉSIDENCE AU STYLE LUDIQUE, INNOVANT
ET MÊME UN PEU PROVOCATEUR
Né à Prague le 17 août 1961, Alexandr Vondra est depuis janvier 2007 le vice-ministre délégué aux Affaires européennes de la République tchèque. Diplômé de l'Université Charles de Prague, il a été conseiller du président Václav Havel (entre 1990 et 1992) puis vice-ministre des Affaires étrangères (de 1992 à 1997), avant de devenir ambassadeur de son pays à Washington (jusqu'en 2001). M. Vondra s'est ensuite consacré à diverses activités avant d'être élu au Sénat en 2006 et de rejoindre le gouvernement de Mirek Topolanek. Dans cet entretien réalisé par écrit, il présente à EUROPE les principaux défis que son pays et l'UE devront affronter au cours des six prochains mois.
Agence Europe: Compte tenu de la situation politique interne tendue en République tchèque, le pays est-il capable d'assurer sereinement la Présidence de l'UE?
Alexandr Vondra: Il n'y a pas de moment politique parfait pour une Présidence. Une Présidence est au service des 27, vous ne choisissez pas quand l'assumer et vous avez une obligation de résultats. Je suis sûr que mon pays fera un travail professionnel. Je ne décrirais pas le climat en République tchèque comme tendu. Ce n'est pas inhabituel pour des gouvernements en Europe de perdre des élections à mi mandat. C'est un prix à payer pour les réformes, cela s'est produit aussi récemment en Grande Bretagne. Nous travaillons actuellement à un accord avec l'opposition qui devrait permettre aux ministres tchèques de se concentrer pleinement sur leur travail au niveau de l'UE. Mais même si nous ne parvenons finalement pas à un accord, bien que je le préférerais, nous obtiendrons des résultats. Lors du congrès début décembre, le Premier ministre a été réélu à la tête du parti pour les deux années à venir par une confortable majorité et il peut continuer à travailler avec un mandat fort. Je n'ai aucune raison de penser que nous ne serons pas à la hauteur.
A.E.: Certains dirigeants politiques, au PE comme ailleurs, s'inquiètent de la capacité de la République tchèque à prendre la suite de la France à la tête de l'UE et à poursuivre sur le rythme initié par le président Sarkozy, notamment pour répondre à la crise économique. Qu'en pensez-vous ?
A.V.: Je lis ces critiques comme des craintes de l'inconnu - nous sommes seulement le deuxième nouvel Etat membre à assumer la Présidence. C'est à nous de prouver que ces inquiétudes sont sans fondements. Plusieurs petits pays ou de taille moyenne ont dû faire face aux mêmes craintes avant nous et ont surpris par leur efficacité, comme la Suède qui est de la même taille que la République tchèque. Bien sûr notre Présidence sera différente de celle de la France. Nous ne sommes pas une superpuissance, nous n'aurons pas les yeux plus gros que le ventre. Notre style sera différent: ludique, innovant, peut être un peu provocateur - il est supposé amener des idées nouvelles et être « fun » pour l'Europe. En ce qui concerne notre capacité à traiter la crise financière, nous avons en fait un savoir faire plutôt solide. En 1997 nous sommes passés par une crise bancaire et nous avons une vaste expérience pour « soigner » notre système financier. Nous avons aussi des experts très qualifiés. Le ministre tchèque des Finances, Miroslav Kalousek a été nommé meilleur ministre des Finances des anciens pays communistes européens par la Banque mondiale. Nous sommes vraiment à la hauteur de la tâche.
A.E.: Que peut faire la République tchèque pour une entrée en vigueur rapide du Traité de Lisbonne?
A.V.: J'appartiens à ceux qui pensent que la vitesse est moins importante que la qualité du résultat. Nous devons faire de notre mieux pour une issue positive du processus de ratification dans les États membres restants. Nous ferons notre devoir pour ce qui nous concerne. La Cour constitutionnel tchèque a levé les obstacles juridiques à la ratification et le gouvernement fera de son mieux pour s'occuper des obstacles politiques lors du débat au Parlement tchèque en février 2008. Conformément aux conclusions du Conseil européen, la Présidence tchèque sera aussi pleinement à la disposition de nos amis irlandais pour leur fournir les garanties juridiques sur les principaux sujets d'inquiétudes de leurs citoyens: la neutralité, la législation sur la famille, la fiscalité - et ainsi ouvrir la voie à un second référendum en Irlande.
A.E.: Pouvez-vous nous expliquer les principales priorités pour vos six mois de Présidence?
A.V.: La devise de la Présidence tchèque est l'Europe sans barrières: l'Europe faisant pleinement usage de son potentiel économique, politique, culturel et humain. Les trois priorités tombent sous cette devise, que nous appelons aussi les 3 « E »: Economie, Energie et Europe dans le monde. Le premier « E », l'économie, se rapporte au fait que nous devons faire face à la crise financière et au ralentissement économique qui se profile à l'horizon. La Présidence tchèque préparera au plan politique, entre les 27, le Sommet du G 20, elle mettra en œuvre la plan de relance et, au cours de cet exercice, nous devons insister pour poursuivre les réformes structurelles et démanteler les barrières restantes aux quatre libertés pour libérer le potentiel économique supplémentaire. La crise doit être vue comme une opportunité pour réformer nos économies, nous ne devons pas perdre çà de vue. Le deuxième « E » porte sur l'énergie. Nous devrons finaliser certaines législations déjà en cours de réalisation, notamment le troisième paquet sur le marché intérieur de l'énergie ou le paquet climat, de façon à préparer l'UE en vue des négociations à Copenhague. D'autre part nous souhaiterions proposer certaines nouvelles idées afin de renforcer la sécurité énergétique de l'UE. Nous aimerions approfondir le dialogue énergétique avec les pays fournisseurs et de transit de la région Caspienne - nous souhaitons organiser un Sommet à Bruxelles sur le « couloir du sud » et discuter des questions comme Nabucco. Le troisième « E » concerne l'Europe dans le monde. La crise géorgienne a montré que l'Europe est déjà un acteur global avec les responsabilités qui vont avec. Les priorités de la Présidence tchèque en matière de Relations extérieures auront une dimension orientale et occidentale. Nous aimerions lancer le Partenariat oriental, tel que proposé par la Commission européenne, par un Sommet à Prague. D'autre part, nous mettrons l'accent sur la relation transatlantique - la nouvelle administration prendra ses fonctions et nous aurons à discuter d'un certain nombre de questions: la convergence règlementaire en matière économique, le climat, le Proche-Orient, le Pakistan, l'Afghanistan, la Russie et surtout les Balkans occidentaux, avec le processus d'élargissement, en particulier à la Croatie.
A.E.: Quels seront vos objectifs précis concernant les Balkans: le statut de pays candidat peut-il être offert à la Serbie? Les négociations d'adhésion peuvent-elles débuter avec la Macédoine ?
A.V.: Tout d'abord, les Balkans occidentaux ne doivent pas être oubliés à cause de la crise financière et de la récession économique, ou d'autres crises internationales urgentes, comme celle de la Géorgie. Les pourparlers d'adhésion avec la Croatie devront être achevés dès que possible, idéalement avant la fin 2009, et nous ferons de notre mieux pour lever le veto slovène à l'ouverture de nouveaux chapitres. A propos de la Serbie, la stabilisation des Balkans n'est pas possible sans ce pays et nous continuerons de le souligner durant notre Présidence. Nous encouragerons la Serbie à coopérer pleinement avec le TPIY (Tribunal pénal international pour l'ex Yougoslavie), étant donné que le dégel de l'accord (de stabilisation et d'association: NDLR) intérimaire est une précondition pour décerner le statut de pays candidat à la Serbie, ce que nous espérons. En ce qui concerne la Macédoine, à moins que la dispute autour du nom soit résolue, je crains que les chances de progrès s'annoncent mal. La République tchèque a changé de nom trois fois en quatre ans au début des années 1990 et ni notre identité, ni notre position internationale, n'ont été affectées. Je pense que l'appartenance à l'UE justifie tout cela.
A.E.: Pensez-vous être en mesure de boucler les négociations sur l'accord de partenariat avec la Russie?
A.V.: Mise à mal après la crise géorgienne, la relation avec la Russie s'améliore. Il est toutefois difficile de prévoir la vitesse et le résultat des négociations sur notre accord de partenariat. Cela dépendra beaucoup de la volonté des deux parties. Nous ne devons pas non plus oublier que malgré le fait que nous ayons recommencé les négociations sur le partenariat, les engagements d'août doivent restés en place.
A.E.: Quelles relations l'UE doit elle avoir avec les États-Unis?
A.V.: Notre relation doit être une relation de compréhension mutuelle, entre partenaires égaux avec une responsabilité commune dans le monde global, et surtout de coopération approfondie - pas seulement entre l'UE et les États-Unis, mais aussi vis-à-vis des pays tiers. La nouvelle administration entre en fonction en janvier et ce sera la tâche de la Présidence tchèque de préparer l'agenda de la coopération transatlantique, fondé sur le travail de la Présidence française. Prague aimerait aussi inviter le président Obama pour sa première rencontre avec les pays de l'UE durant la Présidence tchèque.
A.E.: L'élection de Barack Obama peut-elle remettre en cause, selon vous, le projet américain d'installer une station radar en République tchèque ?
A.V.: Je ne le crois pas. La défense antimissile est un sujet de sécurité nationale pour les Etats-Unis. De ce que j'ai pu voir lors de mon voyage aux États-Unis après les élections, il y aura bien plus de continuité que ce que beaucoup en Europe peuvent attendre de la nouvelle administration. En fin de compte, n'oublions pas que c'est le président Clinton, pas Bush, qui a signé la loi sur la défense antimissile.
A.E.: Avez-vous l'intention de participer à d'éventuelles réunions de l'Eurogroupe au niveau des chefs d'États de la zone euro qui auraient lieu pendant votre Présidence?
A.V.: De telles réunions ne sont pas prévues à ce stade. Si elles étaient organisées, cela n'aurait lieu qu'exceptionnellement et en tant que Présidence nous y participerons. Cela afin d'assurer la continuité et la cohérence de l'action en termes économiques et financiers de l'Union des 27. Nous allons passer par des temps difficiles au plan économique et l'Europe a besoin de rester unie pour lutter contre la crise et maintenir une stabilité maximum. La Présidence a un rôle moteur à jouer pour atteindre ces objectifs.
A.E.: Et l'euro en République tchèque, c'est pour quand ?
A.V.: Nous avons l'intention d'avoir un débat sérieux sur la date d'adhésion à la zone euro après la Présidence tchèque en vue de prendre une décision d'ici la fin 2009. C'est très important pour nous, dans le cadre de ce débat, que la discipline garantie par le Pacte de stabilité et de croissance reste l'une des pierres angulaires de la monnaie unique.
LES TROIS « E » DE LA PRÉSIDENCE:
POUR UNE EUROPE SANS BARRIÈRES
Regroupés sous le thème d'une Europe sans barrières, les objectifs prioritaires de la République tchèque au cours des six prochains mois sont au nombre de trois: l'Économie, l'Énergie et l'Europe dans le monde. En déclinant ces trois priorités, elle entend exercer une Présidence pragmatique et souple. D'une part parce que comme le montrent les six mois écoulés, l'agenda du pays présidant l'UE peut être chamboulé en raison d'événements imprévus. D'autre part parce que le premier semestre 2009 sera marqué par les élections européennes et un certain ralentissement des activités législatives de l'UE. Nous revenons ici dans les grandes lignes sur quelques éléments du programme de la Présidence tchèque, qui sera publié la première semaine de janvier sur le site http://www.eu2009.cz et présenté le 14 janvier par le Premier ministre tchèque au Parlement européen.
Économie - une Europe compétitive.
Dans ce domaine clé, la Présidence s'emploiera d'abord à renforcer le marché intérieur, autour des quatre libertés de circulation (des biens, des services, des capitaux et des personnes) avec comme élément moteur: la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l'emploi.
Compte tenu de la complexité de la procédure pour les États membres, la Présidence tchèque entend suivre de près la mise en œuvre de la Directive « Services », dont le délai de transposition expire le 28 décembre 2009 (une conférence sur « le futur des services dans le marché intérieur » aura lieu à Prague les 2 et 3 février). Elle s'intéressera aussi aux suites à donner aux priorités du « Small Business Act » (une conférence clôturera la 1ère semaine européenne des PME, à Prague les 13 et 14 mai).
La Présidence entend promouvoir la levée des périodes transitoires encore appliquées par certains États membres concernant l'accès des travailleurs de huit pays à leurs marchés du travail. Des restrictions sont actuellement imposées à dix pays issus des deux derniers élargissements. Si la première phase des dispositions transitoires concernant les travailleurs bulgares et roumains arrive à échéance le 31 décembre 2008 (les autres États membres ont jusqu'à cette date pour décider de lever ou non les restrictions), la deuxième phase transitoire concernant, à des degrés divers, les travailleurs de huit États membres appartenant à l'UE depuis 2004 (Pologne, Lituanie, Lettonie, Estonie, République tchèque, Slovaquie, Hongrie et Slovénie) s'achève quant à elle sous Présidence tchèque, fin avril 2009. Pour maintenir des restrictions au-delà du 30 avril prochain (et pour deux années supplémentaires), les quatre États membres qui limitent encore l'accès des travailleurs des huit devront justifier de perturbations (ou de menaces de perturbations) graves pour leur marché du travail. Alors que le Danemark a annoncé qu'il renonçait à prolonger ces restrictions et que la Belgique pourrait faire de même, la chose est moins bien engagée avec l'Autriche et l'Allemagne. En marge du dernier Sommet, la chancelière Angela Merkel a reconnu que sur ce point elle risquait de décevoir la Présidence tchèque. Celle-ci tentera en tout cas de désamorcer certaines craintes liées aux conséquences des élargissements passés, en organisant notamment une conférence sur le sujet le 2 mars 2009.
Le système d'encadrement européen des agences de notation (pour lequel une position commune du Conseil devra être trouvée), les exigences en matière de capital pour les établissements de crédits, les activités des compagnies européennes d'assurance et de réassurance (directive Solvabilité II) et les règles européennes sur les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (UCITS), seront les principaux sujets en matière financière de la Présidence, qui devra composer avec le Parlement. Notons aussi que suite au récent Conseil européen, le dossier de la TVA à taux réduits sur les services à forte intensité de main-d'œuvre reviendra sur la table de l'Écofin en mars prochain, même si aucune forme de consensus n'a pour l'instant pu être dégagée (la France n'ayant pas réussi à desserrer l'étau allemand).
Comme chaque Présidence, Prague cherchera également à améliorer l'environnement administratif pour les entreprises, à œuvrer pour l'emploi et la flexibilité du marché du travail, ainsi qu'à renforcer l'inclusion sociale active, etc. (des sujets qui seront au cœur d'une vingtaine de conférences ou rencontres d'experts). Enfin, il lui appartiendra de poursuivre la mise en œuvre du plan de relance européen, ainsi que des mesures décidées par le Sommet de Washington sur la refonte de l'architecture financière mondiale (en vue de la prochaine réunion du G20 le 2 avril à Londres).
Énergie et changement climatique.
L'accord intervenu sur le paquet Climat/Énergie ne nécessitera plus que des ajustements juridiques et linguistiques, mais la Présidence tchèque continuera de faire de ces enjeux une priorité. Concernant le changement climatique, la Présidence œuvrera ainsi, avec la Suède, en faveur d'un consensus international le plus large possible en vue de la réunion de Copenhague fin 2009.
La sécurité de l'approvisionnement énergétique, le remplacement des énergies fossiles par les nouvelles technologies et une plus grande diversification des fournisseurs d'énergie sont parmi les éléments centraux des six prochains mois. La question de la diversification des routes d'approvisionnement en gaz sera notamment abordée lors d'une réunion de haut niveau avec les pays de la Caspienne aux alentours du Conseil européen de printemps (probablement sous la forme d'une Troïka). Principal sujet du Sommet des 19 et 20 mars 2009, la deuxième analyse stratégique de l'énergie et les propositions législatives qui l'accompagnent sur l'efficacité énergétique seront discutées sous présidence tchèque (en particulier les directives sur les stocks pétroliers, la performance énergétique des bâtiments, l'étiquetage des produits, les lignes directrices sur la cogénération, etc.).
La Présidence souhaite également améliorer la coordination entre les opérateurs de systèmes de transmission et promouvoir la construction des sections manquantes des infrastructures de transport et de transmission énergétiques. De ce point de vue, elle entend notamment encourager la réalisation du projet de pipeline gazier Nabucco reliant l'Iran à l'Europe centrale. Afin d'achever le marché unique du gaz et de l'électricité, la Présidence devra aussi mener des négociations serrées avec le Parlement européen sur le troisième « paquet de libéralisation du marché de l'énergie » (il devrait être adopté en deuxième lecture avant la fin de la législature actuelle).
Relations extérieures - Une Europe ouverte et sûre.
La position de l'UE en tant qu'acteur global dépend d'abord de l'évolution de sa relation transatlantique, de sorte que la Présidence s'engagera dans un dialogue étroit avec la nouvelle administration américaine dans des domaines clés comme la sécurité, l'économie et l'énergie. Une invitation a été envoyée à Barack Obama, en vue d'un Sommet entre les Vingt-sept (pas seulement une troïka de l'UE) et le président élu des États-Unis. Une telle rencontre pourrait avoir lieu à Prague (éventuellement en avril ou en mai), espère la Présidence tchèque, en dépit du principe de rotation qui voudrait qu'elle se déroule cette année aux États-Unis.
La Présidence lancera aussi le projet de Partenariat oriental, avec en point d'orgue l'organisation d'un Sommet entre les vingt-sept et les cinq ou six pays concernés (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Moldova et Ukraine, voire Bélarus). L'inclusion du Bélarus dépendra d'un consensus entre les États membres quant aux progrès qui devront être constatés dans ce pays.
Les relations avec les Balkans occidentaux figurent en tête de l'agenda de la République tchèque. Si l'évolution des relations avec la Serbie ou la Bosnie-Herzégovine, handicapées respectivement par l'affaire Mladic et par des blocages internes, reste indéterminée, Prague réaffirme son souhait de voir l'ensemble des pays de la région se rapprocher de l'UE. La réunion informelle des ministres des Affaires étrangères des Vingt-sept (« Gymnich »), des 27-28 mars, sera quoi qu'il en soit entièrement consacrée à la situation dans la région.
Les négociations d'adhésion avec l'ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM) ne devraient pas progresser significativement, mais la République tchèque souhaite que les pourparlers avec la Croatie continuent à un rythme soutenu. Elle ouvrira autant de chapitres que possible, sachant que les chapitres 8 et 23 (« politique de concurrence » et « ordre judiciaire et droits fondamentaux ») posent problème et que la recherche d'une solution au différend frontalier avec la Slovénie doit encore être résolue, de préférence de manière bilatérale.
Avec la Turquie, elle ambitionne d'ouvrir autant de chapitres que les Présidence précédentes. Au cours des six prochains mois, les négociations pourraient donc démarrer sur deux chapitres ne figurant ni parmi ceux bloqués au titre du non respect de l'Union douanière vis-à-vis de Chypre ni ceux préparant directement à l'adhésion. Mais cela dépendra bien sûr beaucoup de l'état de préparation de la Turquie d'ici mai prochain dans les différents domaines susceptibles d'être ouverts aux discussions, préviennent des diplomates tchèques.
Quant à la demande du Monténégro de se voir accorder le statut de pays candidat, la République tchèque poussera pour un lancement rapide de la procédure. Ce point sera à l'ordre du jour du Conseil « Relations extérieures » de janvier, qui appellera la Commission à examiner la question (celle-ci ne rendra néanmoins pas son avis avant plusieurs mois).
Si elle a le regard principalement tourné vers l'est, la Présidence n'oublie pas totalement la dimension méridionale de la politique européenne de voisinage. Elle s'attachera en particulier à approfondir les relations entre l'UE et Israël, en améliorant la coopération de manière sectorielle (R&D, innovation, agriculture, etc.) dans le cadre du futur instrument de coopération qui sera défini d'ici mai 2009 pour succéder à l'actuel plan d'action. Au plan politique, la Présidence souhaite organiser un Sommet entre l'UE et Israël, mais la question ne fait pas encore l'objet d'un consensus entre les Vingt-sept. Un tel Sommet serait en tout cas une première, qui appellerait l'organisation ultérieure d'un événement du même genre avec la Palestine (au cours des six prochains mois ou plus tard).
PRINCIPAUX RENDEZ-VOUS DU PREMIER SEMESTRE 2009
Le calendrier officiel débutera le:
7 janvier: réunion conjointe du gouvernement tchèque et de la Commission européenne, Prague
7 janvier: Conférence d'ouverture de l'Année européenne de la créativité et de l'innovation
12-15 janvier: sessions plénière, première rencontre formelle avec le PE à Strasbourg
Conseils européens
19-20 mars à Bruxelles
18-19 juin à Bruxelles
Autres réunions formelles:
Conseil Agriculture & Pêche, 19-20 janvier à Bruxelles
Parlement européen (session), 12-16 janvier à Strasbourg
Eurogroupe, 19 janvier à Bruxelles
Conseil Affaires économiques et financières, 20 janvier à Bruxelles
Conseil Affaires générales & Relations extérieures, 26-27 janvier à Bruxelles
Parlement européen (session), 2-5 février à Strasbourg
Eurogroupe, 9 février à Bruxelles
Conseil Affaires économiques et financières, 10 février à Bruxelles
Conseil Éducation, Jeunesse & Culture, 16 février à Bruxelles
Parlement européen (session), 18-19 février à Bruxelles
Conseil Affaires générales & Relations extérieures, 23-24 février à Bruxelles
Conseil Agriculture & Pêche, 23-24 février à Bruxelles
Conseil Justice & Affaires intérieures, 26-27 février à Bruxelles
Conseil Environnement, 2 mars à Bruxelles
Conseil Compétitivité, 5-6 mars à Bruxelles
Conseil Emploi/Politique sociale/Santé/Consommateurs, 9-10 mars à Bruxelles
Parlement européen (session), 9-12 mars à Strasbourg
Conseil Affaires générales & Relations extérieures, 16-17 mars à Bruxelles
Conseil Agriculture & Pêche, 23-24 mars à Bruxelles
Parlement européen (session), 23-26 mars à Strasbourg
Conseil Transport/Télécom/Énergie (Transport), 30 mars à Bruxelles
Conseil Transport/Télécom/Énergie (Télécom), 31 mars à Bruxelles
Parlement européen (session), 1-2 avril à Bruxelles
Conseil Justice & Affaires intérieures, 6-7 avril à Bruxelles
Parlement européen (session), 21-24 avril à Strasbourg
Conseil Agriculture & Pêche, 23-24 avril à Bruxelles
Conseil Affaires générales & Relations extérieures, 27-28 avril à Bruxelles
Eurogroupe, 4 mai à Bruxelles
Conseil Affaires économiques et financières, 5 mai à Bruxelles
Parlement européen (session), 4-7 mai à Strasbourg
Conseil Éducation, Jeunesse & Culture, 11-12 mai à Bruxelles
Conseil Affaires générales & Relations extérieures élargi (Défense et Développement), 18-19 mai à Bruxelles
Conseil Agriculture & Pêche, 25-26 mai à Bruxelles
Conseil Compétitivité, 28-29 mai à Bruxelles
Conseil Justice & Affaires intérieures, 4-5 juin à Bruxelles
Eurogroupe, 8 juin à Bruxelles
Conseil Affaires économiques et financières, 9 juin à Bruxelles
Conseil Emploi/Politique sociale/Santé/Consommateurs, 8-9 juin à Bruxelles
Conseil Transport/Télécom/Énergie (Transport), 11 juin à Bruxelles
Conseil Transport/Télécom/Énergie (Télécom, Énergie), 12 juin à Bruxelles
Conseil Affaires générales & Relations extérieures, 15-16 juin à Bruxelles
Conseil Agriculture & Pêche, 22-23 juin à Bruxelles
Conseil Environnement, 25 juin à Bruxelles
Réunions informelles des ministres en République tchèque:
Réunion informelle du Conseil « Affaires générales », 8 janvier (Prague)
Réunion informelle des ministres chargés de la Justice et des Affaires intérieures, 15-16 janvier (Prague)
Réunion informelle des ministres chargés de l'Emploi et des Affaires sociales, 22-24 janvier (Luhaèovice)
Réunion informelle des ministres chargés de la Coopération au développement, 29-30 janvier (Prague)
Réunion informelle des ministres chargés de la Politique familiale, 4-5 février (Prague)
Réunion informelle des ministres de la Défense, 12-13 mars (Prague)
Réunion informelle des ministres chargés de l'Éducation, 22-23 mars (Prague)
Réunion informelle des ministres des Affaires étrangères (Gymnich), 27-28 mars (Hluboká nad Vltavou)
Réunion informelle des ministres chargés de l'Économie et des Finances, 3-4 avril (Prague)
Réunion informelle des ministres chargés du Développement régional, 23-24 avril (Mariánské Láznì/Marienbad)
Réunion informelle des ministres chargés des Transports, 28-30 avril (Litomìøice)
Réunion informelle des ministres chargés de la Compétitivité, 3-5 mai (Prague)
Réunion informelle des ministres chargés de l'Agriculture et de la Pêche, 31 mai-2 juin (Brno)
Réunion informelle des ministres chargés de l'Environnement, 12-14 juin (Prague)
Réunions informelles à Bruxelles:
- Ministres du Commerce (dîner), 25 janvier
Autres manifestations:
Réunion du groupe de haut niveau sur l'égalité des sexes, 8-9 janvier (Prague)
Conférence des ministres chargés de la Recherche sur les thèmes de l'innovation et de la recherche-développement, 22-23 janvier (Prague)
Conférence « Les perspectives du marché intérieur de l'électricité », 29-30 janvier (Ostrava)
Conférence « Soins parentaux et politique de l'emploi », 5-6 février (Prague)
Conférence ministérielle sur l'e-communication, 17 février (Prague)
Conférence sur l'e-justice, 17-18 février (Prague)
Conférence ministérielle « E-santé pour les individus, la société et l'économie », 18-20 février (Prague)
Conférence « L'élargissement de l'UE - Cinq ans après », 2 mars (Prague)
Conférence des présidents des commissions des Affaires étrangères des parlements nationaux,
9-10 mars (Prague)
Conférence sur la politique en matière de qualité, 12-13 mars (Prague)
Conférence « Flexicurité: formation tout au long de la vie et composantes de la protection sociale », 25-26 mars (Prague)
Conférence « Vers l'e-environnement », 25-27 mars (Prague)
Conférence ministérielle « Forum pour une Europe créative », 26-27 mars (Prague)
XVIIe Assemblée parlementaire ACP - UE, 6-9 avril (Prague)
Conférence « Une Europe favorable aux enfants », 6-7 avril (Prague)
Conférence « Internet dans l'administration publique » (ISSS), 6-7 avril (Hradec Králové)
Conférence ministérielle « La menace microbienne pour la sécurité des patients en Europe »,
15-16 avril (Prague)
Conférence ministérielle « Internet plus sûr pour les enfants », 20 avril (Prague)
Conférence « Les services sociaux, un instrument de mobilisation de la main-d'œuvre et de renforcement de la cohésion sociale », 22-23 avril (Prague)
Forum européen des brevets, 28-30 avril (Prague)
Conférence ministérielle « Construire des partenariats de migration », 26-28 avril (Prague)
Conférence « L'Europe des citoyens engagés », 4-5 mai (Brno)
Conférence de haut niveau « Viabilité financière des systèmes de santé », 10-12 mai (Prague,)
Réunion ordinaire de la XXXXIème COSAC (Conférence des organes spécialisés dans les affaires communautaires et européennes des parlements de l'Union européenne), 11-12 mai (Prague)
Réunion commune des ministres des Affaires étrangères de l'UE et des ministres des Affaires étrangères du Groupe de Rio, 13-14 mai (Prague)
« Le Small Business Act européen: l'entrepreneuriat sans barrières » - Conférence de clôture de la 1ère semaine européenne des PME et cérémonie de remise des prix européens, 13-14 mai (Prague)
Congrès Eurochambres (Association des chambres européennes de commerce et d'industrie),
13-15 mai (Prague)
Conférence européenne sur la dignité, la maltraitance et la négligence envers les personnes âgées, 25-26 mai (Prague)
Conférence ministérielle sur les nouvelles méthodes permettant de dépasser les stéréotypes sur les sexes, 27 mai (Prague)
Forum nucléaire 2009, 28-29 mai (Prague)
Conférence « La recherche dans le domaine nucléaire », 22-24 juin (Prague)
Conférence sur le sort des biens des victimes de l'Holocauste, 26-30 juin (Prague)
LES TCHÈQUES DANS LES INSTITUTIONS
Commissaire européen:
Vladimir Spidla, commissaire européen, chargé de l'emploi, des affaires sociales et de l'égalité des chances
Jan Jarab, membre du cabinet Spidla (politique sociale et humanitaire)
Pavel Bouda, membre du cabinet Spidla (libre circulations des travailleurs)
Iva Lanova, membre du cabinet Spidla (égalité homme-femme, relations avec l'ombudsman)
Commission européenne (services):
Marie Bohata (directeur général adjoint Eurostat)
Karel Kovanda, directeur général adjoint, DG Relations extérieures (PESC, relations multilatérales, Amérique du Nord, Asie de l'Est, Australie, Nouvelle-Zélande, EEE, AELE)
Eva Kruzikova, conseiller juridique principal, service juridique
Jiri Plecity, membre du cabinet Verheugen
Ladislav Miko, directeur, DG Environnement
Karel Bartak, chef d'unité, DG Éducation et culture
Alès Fiala, chef d'unité, DG Société de l'information et médias
Pavel Jirsa,chef d'unité, DG Énergie et transports
Libor Král, chef d'unité, chef d'unité, DG Société de l'information et médias
Michal Krejza, chef d'unité, DG Éducation et culture
Tomas Kucirek, chef d'unité, DG Fiscalité et union douanière
Radek Maly, chef d'unité, DG Emploi, affaires sociales et égalité des chances
Alès Musil, chef d'unité, DG Concurrence
Jan Panek, chef d'unité, DG Énergie et transports
Vladimir Drabek, chef d'unité, DG Traduction
Otto Pacholik, chef d'unité, DG Traduction
Jakub Cháb, chef d'unité, DG Traduction
411 fonctionnaires (137 hommes, 274 femmes ; 1,7%)
Conseil des ministres:
Petr Blizkovsky, directeur général, DG Affaires économiques et sociales
Jiri Burianek, directeur général, DG Compétitivité, innovation et recherche
Petr Hrdlicka, chef d'unité, DG Personnel et administration
Karel Jezek, chef d'unité, DG Presse, communication, protocole
David Zelinger, chef d'unité, DG personnel et administration
68 fonctionnaires
Parlement européen:
24 députés européens: 14 PPE-DE, 2 PSE, 6 GUE/NGL, 1 IND-DEM, 1 NI
Jana Bobosikova (NI) (commission développement régional, commission affaires économiques et monétaires, délégation de la commission parlementaire de coopération UE/Ukraine)
Jan Zahradil (PPE-DE) ODS (Parti démocratique civique), président de la délégation tchèque au sein de PPE-DE (commission développement, commission des libertés civiles, justice et affaires intérieures, délégation pour les relations avec l'Inde, commission parlementaire mixte UE/Turquie)
Jana Hybaskova (PPE-DE) SNK-ED (SNK - démocrates européens), présidente de la délégation pour les relations avec Israël (commission affaires étrangères, commission budgets, sous-commission sécurité et défense)
Miroslav Ouzký (PPE-DE) ODS, président de la commission de l'environnement, de la santé publique et de l'alimentation, membre de la commission affaires étrangères
Jan Brezina (PPE-DE) KDU - CSL (Union démocrate chrétienne - Parti populaire tchécoslovaque) (commission industrie, recherche et énergie, commission développement régional, délégation pour les relations avec les pays de l'Europe du sud-est)
Milan Cabrnoch (PPE-DE), ODS (commission emploi et affaires sociales, commission contrôle budgétaire, délégation de la commission parlementaire de coopération UE/Ukraine)
Petr Duchon (PPE - DE), ODS (commission contrôle budgétaire, commission transports et tourisme, délégation pour les relations avec les États-Unis)
Hynek Fajmon (PPE-DE) ODS (commission budget, commission agriculture et développement rural, délégation pour les relations avec la Chine)
Zuzana Roithova (PPE-DE) KDU-CSL (commission marché intérieur et protection des consommateurs, commission commerce international, commission droits de la femme et égalité des genres, délégation ACP/UE)
Nina Skottova (PPE-DE) ODS (commission budgets, commission culture et éducation, délégation interparlementaire Suisse, Islande et Norvège et Espace économique européen)
Ivo Strejcek (PPE-DE) ODS (commission des affaires économiques et monétaires, commission commerce international, délégation à la commission mixte UE/Croatie)
Oldrich Vlasak (PPE-DE) ODS (commission développement régional, commission transports et tourisme, délégation pour les relations avec la communauté andine, délégation à la commission mixte UE/Croatie)
Tomas Zatloukal (PPE-DE) SNK-DE (commission culture et éducation, commission budgets, délégation pour la coopération UE/Kazakhstan, UE/Kirghizistan, UE/Ouzbékistan)
Josef Zeleniec (PPE-DE) SNK-ED (commission affaires étrangères, commission contrôle budgétaire, délégation pour les relations avec l'Assemblée parlementaire avec l'OTAN)
Jaroslav Zverina (PPE-DE) ODS (commission affaires juridiques, commission culture et éducation, délégation pour les relations avec le Japon)
Libor Roucek (PSE) CSSD, président de la délégation tchèque au sein du PSE (commission affaires étrangères, commission budgets, délégation pour less relations avec l'Iran, délégation pour les relations avec la Chine, délégation pour la coopération UE/Russie)
Richard Falbr (PSE) CSSD (Parti social démocrate tchèque) (commission emploi et affaires sociales, commission développement régional, délégation pour les relations avec l'Amérique centrale, délégation pour les relations avec MERCOSUR)
Daniel Stroz (GUE/NGL) KSCM (Parti communiste de Bohème et Moravie) (commission affaires juridiques, commission culture et éducation, commission parlementaire mixte UE/Ancienne république yougoslave de Macédoine)
Vera Flasarova (GUE/NGL) KSCM (commission culture et éducation, commission droits de la femme et égalité des genres, délégation pour les relations avec le Bélarus, délégation à la commission mixte UE/Mexique)
Jaromir Kohlicek (GUE/NGL) KSCM (commission transports et tourisme, commission affaires étrangères, délégation pour les relations avec l'Asie du sud, délégation pour les relations avec l'Inde délégation pour la coopération UE/Moldavie, délégation pour les relations avec la Chine)
Jiri Mastalka (GUE/NGL) KSCM (commission emploi et affaires sociales, commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire)
Miloslav Ransdorf (GUE/NGL) KSCM (commission industrie, recherche et énergie, commission développement régional, délégation pour la coopération UE/Kazakhstan, UE/Kirghizistan, UE/Ouzbékistan)
Vladimir Remek (GUE/NGL) KSCM (commission industrie, recherche et énergie, commission transports et tourisme, délégation pour la coopération UE/Russie, délégation pour les relations avec la République de l'Afrique du Sud)
Vladimir Zelezný (ID) NEZ (commission développement régional, commission agriculture et développement rural, délégation pour la coopération UE/Russie, délégation pour les relations Israël)
Administration: 113 fonctionnaires (Karel Hruska, chef d'unité, DG traduction et publication)
Cour de Justice:
Jiri Malenovsky, juge
Irena Pelikánová, président de chambre
Martin Smejkal, chef d'unité, DG Traduction
49 fonctionnaires
Cour des comptes:
Jan Kinst, membre
23 fonctionnaires
Comité des régions:
9 membres, 24 fonctionnaires
Banque européenne d'investissement
Conseil des gouverneurs: Miroslav Kalousek
11 fonctionnaires/experts
Banque centrale
Zdenek Tuma, président de la banque nationale tchèque, membre du conseil général
9 fonctionnaires/experts
Comité économique et social
14 membres ; 15 fonctionnaires
FICHE PRATIQUE
Ambassadeur représentant permanent: Milena Vicenova
Représentation permanente de la République tchèque auprès de l'UE, 15 Rue Caroly, 1050 Bruxelles - Ixelles, http://www.czechrep.be
Tél.: (+32 2) 2139 111 ; Fax: (+32 2) 2139 185
Porte-parole de la présidence de l'UE: http://www.eu2009.cz
Jan Vytopil (Conseiller, Relations publiques, coordination)
e-mail: jan_vytopil@mzv.cz
Jan Sliva (Coreper II)
e-mail: jan_sliva@mzv.cz
Radek Honzak (Coreper I)
e-mail: radek_honzak@mzv.cz
Jiøí ŠEBEK (médias, monitoring)
e-mail: radek_honzak@mzv.cz
Alice MŽYKOVÁ (culture, visites)
e-mail: alice_mzykova@mzv.cz
Porte-parole des ministères:
Radim OCHVAT (président de la République)
fax: +420 257 534 239
radim.ochvat@hrad.cz
Jiøí František POTUŽNÍK (premier ministre de la République)
potuznik.jiri.frantisek@vlada.cz
Michaela JELÍNKOVÁ (ministre chargé des Affaires européennes)
jelinkova.michaela@vlada.cz
Petr BØINÈIL (Développement local)
petr.brincil@mmr.cz
Jakub KAŠPAR (Environnement)
jakub.kaspar@mzp.cz
Jana ØÍHOVÁ (Travail et Affaires sociales)
jana.rihova@mpsv.cz
Markéta MATLOCHOVÁ (Intérieur)
matlochova@mvcr.cz
Zuzana OPLETALOVÁ (Affaires étrangères)
press@mzv.cz
Andrej ÈÍRTEK (Défense)
andrej.cirtek@army.cz
Tomáš BARTOVSKÝ (Industrie et Commerce)
bartovsky@mpo.cz
Andrea MIMROVÁ (Santé)
andrea.mimrova@mzcr.cz
Petra STØÍTECKÁ (Justice)
pstritecka@msp.justice.cz
Radka KOHUTOVÁ (Finances)
radka.kohutova@mfcr.cz
Tomáš BOUŠKA (Éducation, Jeunesse et Sports)
tomas.bouska@msmt.cz
Lada HLAVÁÈKOVÁ (Transports)
lada.hlavackova@mdcr.cz
Tereza DVOØÁÈKOVÁ (Agriculture)
tereza.dvorackova@mze.cz
Jan CIESLAR (Culture)
jan.cieslar@mkcr.cz
Simona CIGÁNKOVÁ (Conseil législatif du gouvernement de la République tchèque)
cigankova.simona@vlada.cz
Petr KOUBEK (Droits de l'Homme et Minorités nationales)
koubek.petr@vlada.cz