Bruxelles, 22/12/2008 (Agence Europe) - La Commission européenne a autorisé, lundi 22 décembre, le projet de rachat de British Energy (BE) par Électricité de France (EDF). Cette décision favorable de la Commission est néanmoins subordonnée au respect de plusieurs conditions. Ces conditions, proposées par les parties, répondent au souci de la Commission d'éviter de graves problèmes de concurrence, à savoir: - la possibilité pour l'entreprise de limiter délibérément la production d'électricité afin de faire grimper les prix ; - le risque d'une utilisation accrue d'électricité au niveau interne, qui aurait également pour effet une restriction de la disponibilité d'énergie sur le marché ; - le fait que la nouvelle entreprise détiendrait presque tous les sites britanniques susceptibles de convenir à la construction de nouvelles centrales nucléaires, alors que de tels projets sont envisagés par les autorités britanniques ; - le fait qu'EDF et BE détiennent davantage de droits de connexion au réseau de transport que nécessaire compte tenu de leur capacité de production actuelle et projetée, ce qui constituerait un obstacle indu à l'entrée sur le marché d'un éventuel concurrent. Les solutions proposées consistent en: - l'engagement d'EDF de céder sa centrale électrique de Sutton Bridge, Royaume-Uni, et celle de BE installée à Eggborough ; - l'engagement de vendre certains volumes d'électricité sur le marché de gros britannique ; - l'engagement de céder sans condition un site susceptible de convenir à la construction d'une nouvelle centrale nucléaire en laissant à l'acquéreur le choix entre Dungeness et Heysham (Royaume-Uni) ; - ainsi que l'engagement de mettre fin à l'un des trois accords de connexion du réseau de la nouvelle entité au réseau national à Hinkley Point, Royaume-Uni. (C.D.)