Bruxelles, 20/12/2008 (Agence Europe) - En adoptant, jeudi 18 décembre, par 540 voix pour, 18 contre et 31 abstentions, le rapport d'initiative de Monica Iacob-Ridzi (PPE-DE, roumaine), le Parlement européen a apporté un franc soutien au plan européen d'action en matière de mobilité professionnelle présenté par la Commission en décembre 2007. Ce plan vise à réduire les obstacles à la mobilité auxquels se heurtent les demandeurs d'emploi, les travailleurs et les employeurs. En effet, 2% des citoyens de l'UE seulement travaillent dans un État membre autre que le leur.
Le rapport de Monica Iacob-Ridzi souligne que le plan d'action de la Commission touche les principaux aspects de la mobilité, mais que « davantage d'actions sont souhaitables, en particulier en ce qui concerne le resserrement des liens entre les systèmes éducatifs et le marché du travail, la diffusion d'informations concrètes, l'entretien, chez les travailleurs et les membres de leur famille, des compétences linguistiques acquises, la préparation à la mobilité à travers l'enseignement des langues étrangères et, notamment, dans la formation professionnelle et dans les systèmes d'apprentissage ». Les députés s'inquiètent de certaines initiatives prises par les États membres qui visent à modifier leur cadre juridique interne en matière d'immigration et à interpréter et à appliquer le principe de la libre circulation des travailleurs dans un sens contraire à la lettre et à l'esprit des normes communautaires en vigueur. Ils recommandent l'abandon immédiat de ces pratiques et encouragent les États membres à mettre en œuvre des programmes d'intégration des citoyens de l'Union, afin que s'exerce le droit à la libre circulation sur leur territoire, le cas échéant en collaboration avec les États membres d'origine. Ils encouragent par ailleurs les États membres à accélérer la mise en œuvre du cadre commun pour la parité de qualifications. L'absence de ce cadre commun destiné à la comparaison, au transfert et à la reconnaissance des qualifications professionnelles au niveau de l'UE constitue un obstacle considérable à la mobilité transnationale. Le Parlement invite aussi à réduire les obstacles législatifs et administratifs et souligne la nécessité d'améliorer le système de reconnaissance et d'accumulation des droits à la sécurité sociale, ainsi que le transfert des pensions. Le Parlement soutient l'action prévue par la Commission visant à améliorer l'acquisition et la préservation des droits à pension complémentaire, dans la mesure où la multiplication des régimes de retraite professionnels impose de mettre en place des règles de portabilité favorables aux travailleurs. Par conséquent, la Commission est invitée à présenter une nouvelle proposition de directive sur la portabilité des retraites professionnelles. Le rapport invite également la Commission à analyser et à contribuer à la possibilité de mettre en place prochainement une carte européenne unique qui contienne toutes les informations sur les cotisations versées par son titulaire et sur ses droits sociaux dans tous les États membres où il a exercé une activité professionnelle. (O.L.)