Bruxelles, 22/12/2008 (Agence Europe) - Le président de la République de Chypre, Demetris Christofias, et le dirigeant de la communauté chypriote-turque, Mehmet Ali Talat, ont reconnu lundi 22 décembre que les négociations sur la réunification de l'île n'avançaient pas suffisamment vite. Dans une déclaration commune publiée à l'issue de leur 13ème rencontre depuis la relance des négociations le 3 septembre dernier, les deux dirigeants ont toutefois réaffirmé leur engagement dans le processus de paix et redit leur détermination de parvenir à un accord en 2009. « Bien que des progrès aient été réalisés, ils sont insuffisants », admettent les deux hommes dans la déclaration conjointe rendue publique après leur rencontre dans la zone tampon contrôlée par l'ONU à Nicosie, en présence de l'envoyé spécial de l'ONU à Chypre, Alexander Downer. « Nous vous assurons que nous sommes résolus à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour parvenir à un règlement dès que possible », soulignent-ils. Ils souhaitent que « 2009 apporte la paix et la prospérité à Chypre, notre patrie commune ». M. Downer, le représentant de l'ONU, s'est dit encouragé par ce texte « positif ». « Nous attendons une année productive et je pense qu'il existe un élan dans ces négociations », a-t-il dit aux journalistes. La prochaine rencontre entre les deux dirigeants est prévue le 5 janvier. Un accord sur Chypre donnerait aussi un coup d'accélérateur aux négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE car beaucoup de chapitres sont actuellement bloqués pour des raisons politiques liées au problème chypriote (EUROPE n° 9808). (H.B.)