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Bulletin Quotidien Europe N° 9803
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JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/rdc

Toujours pas de réponse concrète de l'UE à la demande de Ban Ki-moon concernant un renfort européen pour la MONUC

Bruxelles, 12/12/2008 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères des Vingt-sept ont consacré l'essentiel de leur dîner du jeudi 11 décembre à la situation dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) et à la demande du secrétaire général des Nations unies visant à obtenir un renfort militaire européen pour la MONUC en attendant son renforcement de 17 000 à 20 000 hommes. Aucune réponse concrète n'est sortie de cette discussion qui a porté sur un papier d'options comprenant: - le renforcement de l'aide humanitaire ; - le soutien au processus politique et à la médiation du président Obasanjo ; - un renfort militaire intérimaire à la MONUC sous la forme d'une opération de la PESD. Le Haut représentant de l'UE pour la PESC, Javier Solana, qui sera lundi à New York pour une réunion du Quartette sur le Proche-Orient, doit discuter de la situation en RDC avec Ban Ki-moon.

La Belgique, qui a offert une contribution de 400 à 500 hommes pour une force européenne, plaide pour un engagement de l'UE dans le cadre de la PESD, soit au travers de l'envoi d'un groupement tactique, soit d'une opération intérimaire forte de quelque 2500 à 3000 hommes. Les deux décisions nécessitent toutefois un financement ainsi qu'une décision à l'unanimité. Face aux réticences de plusieurs pays, dont le Royaume-Uni et l'Allemagne, une telle option demeure toujours peu probable. Une autre possibilité consisterait en la coordination au niveau européen de l'envoi, sur une base volontaire, de matériels et ou de personnels en renfort de la MONUC, mais même cette option demeure tributaire de l'évolution de la situation sur le terrain et des prochains développements des contacts diplomatiques.

Interrogé par la presse à l'issue du Conseil européen, Nicolas Sarkozy a estimé que « l'Europe est prête à y prendre sa part », mais, a-t-il ajouté un peu plus tard, « on ne peut pas tout faire ». Il a rappelé que la MONUC compte déjà 17 000 hommes et s'est interrogé sur l'utilité d'un renfort de 3000 hommes. Évoquant une conversation avec le présidant angolais, il a dit que ce pays est disposé à s'engager pour la paix en RDC sous mandat de l'ONU. Et de se demander s'il ne faudrait pas donner la priorité à une force régionale ?

« Nous avons besoin d'une solution politique », a déclaré à la presse le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank Walter Steinmeier. « D'après ce que nous avons entendu hier soir (jeudi), il y a une légère stabilisation de la situation sécuritaire », a-t-il poursuivi en affirmant que « beaucoup de délégations doutent que quelques centaines de soldats européens pourraient changer la situation par rapport à 17 000 soldats de l'ONU ». « Dans les semaines à venir, on va intensifier les efforts humanitaires », a-t-il assuré. (A.By./O.J.)

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