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Bulletin Quotidien Europe N° 9798
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/environnement

La Commission jette les bases d'une stratégie communautaire de lutte contre les espèces envahissantes, fléau de la biodiversité

Bruxelles, 05/12/2008 (Agence Europe) - La Commission européenne a présenté, vendredi 5 décembre, les options envisageables pour l'élaboration d'une stratégie qui permettrait à l'UE de faire face au problème des espèces allogènes envahissantes (IAS) comme le ragondin, le rat musqué, la berce géante ou la moule zébrée dont le nombre toujours croissant met en péril la biodiversité européenne. Introduites de manière fortuite ou intentionnelle dans l'UE, ces espèces se multiplient du fait de la croissance continue des échanges et des activités de transport tant au niveau européen qu'international, et en raison de l'intensification de la circulation des personnes dans le monde.

« Il ne sera pas possible d'enrayer l'appauvrissement de la biodiversité dans l'Union européenne sans régler la question de ces visiteurs indésirables. Étant donné la rapidité avec laquelle ces espèces se propagent et s'acclimatent, les mesures prises par un État membre resteront sans effet si les pays voisins n'interviennent pas ou s'ils agissent sans aucune coordination », souligne Stavros Dimas, commissaire à l'Environnement.

S'appuyant sur les résultats d'une consultation publique lancée en mars dernier (EUROPE n° 9616), la communication adoptée par le Collège sur « un cadre communautaire relatif aux espèces allogènes envahissantes » jette les bases d'une approche harmonisée et de mesures coordonnées que la Commission compte présenter en 2010, en tenant compte des observations de toutes les parties prenantes.

Au premier rang de ces mesures figure la mise en place immédiate d'un système européen d'alerte rapide et d'information qui permettrait de signaler les espèces nouvelles ou émergentes, conformément à l'approche en trois étapes adoptée au niveau international pour lutter contre ce fléau (prévention, détection et éradication à un stade précoce, ainsi que des mesures de contrôle et de confinement).

Une autre option serait de modifier la législation en vigueur afin de couvrir un plus grand nombre d'organismes potentiellement envahissants, et d'allonger la liste des espèces interdites par les réglementations encadrant le commerce d'espèces sauvages.

La troisième solution serait d'élaborer un nouveau cadre juridique assorti de procédures d'évaluation indépendantes, et d'établir des procédures obligatoires de surveillance et de communication des informations ainsi que des mécanismes de réaction rapide.

Outre qu'elles peuvent entraîner la disparition d'espèces indigènes, les espèces envahissantes peuvent perturber la flore et la faune locales, causer des dommages considérables à la nature, nuire à la santé humaine et avoir des répercussions économiques importantes. Il n'est que de songer à la moule zébrée, qui peut causer de graves problèmes à l'industrie en encrassant les conduites d'adduction des systèmes de captage des eaux. Le coût du contrôle des espèces envahissantes et de la réparation des dommages qu'elles occasionnent dans l'UE est estimé à quelque 12 milliards d'euros par an, au minimum. D'où l'intérêt de combattre ce fléau à l'échelle européenne, au-delà des législations fragmentées adoptées par certains États membres seulement. (A.N.)

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