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Bulletin Quotidien Europe N° 9773
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/aide humanitaire

La Commission débloque 4 millions d'euros d'aide d'urgence pour faire face à une situation humanitaire critique dans l'est de la RDC

Bruxelles, 30/10/2008 (Agence Europe) - Jugeant la situation humanitaire « critique » dans l'est de la République démocratique du Congo, où la population de Goma (Nord-Kivu) fuit par dizaines de milliers les rebelles armés du général Laurent Nkunda, la Commission européenne a décidé, jeudi 30 octobre, à l'heure d'un fragile cessez-le-feu, de débloquer une aide humanitaire d'urgence de 4 millions d'euros pour secourir les civils déplacés.

« Depuis la reprise des combats en août 2008, les affrontements ont jeté sur les routes au minimum 250 00 personnes. La population de Goma fuit vers Bukavu (Sud-Kivu). La plupart des agences humanitaires ont dû se replier sur le Rwanda. Un expert humanitaire de la Commission est toujours présent à Goma et les vols humanitaires « Echoflights » se poursuivent et pourront s'intensifier si nécessaire», a déclaré à la presse John Clancy, porte-parole de Louis Michel, commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire.

Louis Michel se trouve actuellement en RDC (EUROPE n° 9772) pour évaluer la situation humanitaire sur le terrain, et avoir des entretiens politiques avec le président Josef Kabila, des ministres du nouveau gouvernement, Alan Doss, le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour la RDC et chef de la MONUC (mission des Nations Unies en RDC), et « sans doute aussi avec des chefs d'État de la région », a annoncé le Commissaire le 29 octobre au soir à son arrivée à Kinshasa. « Le but c'est d'être utile parce que je crois que la communauté internationale ne peut pas perdre le bénéfice de l'investissement que nous avons consacré pour aider le Congo à se stabiliser. Le Congo est aujourd'hui une démocratie (…) Il faut à tout prix aider le Congo maintenant, dans les problèmes qu'il rencontre et notamment l'instabilité à l'est. Je ne crois pas, moi, à l'option militaire, je crois à l'option diplomatique et à l'option politique », a déclaré le commissaire européen dans une déclaration faite sur le tarmac de l'aéroport de Kinshasa, et diffusée le 30 octobre par la Commission européenne sur la chaîne EBS. C'est là la réponse de Louis Michel à l'option militaire que préconise Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, en soutien aux casques bleus de la MONUC. (A.N.)

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