Bruxelles, 30/10/2008 (Agence Europe) - Le président en exercice de l'UE, Nicolas Sarkozy, et son homologue égyptien, Hosni Moubarak, se sont entretenus mercredi 29 octobre à Paris et parmi les sujets abordés au cours de cet entretien figurait l'Union pour la Méditerranée (UpM). Rien n'indique si MM. Sarkozy et Moubarak, qui assument la présidence conjointe de l'UpM ont réussi à aplanir les difficultés d'interprétation de la déclaration de Paris (suite au sommet du 13 juillet) qui portent sur le statut devant assurer la participation de la Ligue arabe au processus EuroMed et à des omissions sur le conflit israélo-arabe que l'UE aurait promis de rectifier. La presse égyptienne ne donne aucune précision, et la Formule laconique de l'Elysée indique que
MM. Sarkozy et Moubarak ont souligné « l'importance » qu'il y a de « réussir » la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l'UpM, à Marseille les 3 et 4 novembre. Des contacts informels ont lieu actuellement entre les hauts fonctionnaires (ambassadeurs généralement). Leur session formelle, fixée au 29 octobre, a été annulée comme l'ont été plusieurs rencontres de différents niveaux. Cela n'affectera vraisemblablement pas la conférence des ministres des Affaires étrangères, mais pourrait compromettre celle des ministres de l'Industrie, les 5 et 6 novembre à Nice si le différend n'était pas réglé entre-temps.
Un point semble déjà sorti de la liste des sujets controversés inscrits à l'ordre du jour de la ministérielle de Marseille: le siège du secrétariat. Tunis, candidate proposée dès juillet, a jeté les armes: « pour ce qui est du choix du siège permanent du secrétariat général et de la désignation au poste de secrétaire général (...) la Tunisie n'est intéressée ni par l'un ni par l'autre », écrit le quotidien gouvernemental 'La Presse'. Barcelone reste seule en lice pour le siège et le Maroc bénéficiera vraisemblablement du poste. Un projet définissant les futures structures de ce secrétariat - dont les frais seront à la charge du pays hôte et sera composé de fonctionnaires détachés et payés par leur pays - indique qu'il aura une « personnalité juridique autonome ». Son mandat, de nature « technique », sera axé sur la préparation et l'exécution de projets communs et le comité de suivi composé des hauts fonctionnaires désignés par leurs pays gardera une compétence politique générale. (F.B.)