Bruxelles, 10/10/2008 (Agence Europe) - À l'occasion de la Journée mondiale et européenne contre la peine de mort, qui s'est déroulée vendredi 10 octobre, une déclaration conjointe contre la peine de mort a été signée par l'ensemble des institutions de l'UE et par le Conseil de l'Europe. La déclaration confirme l'engagement des institutions européennes à continuer à travailler pour l'abolition universelle de la peine capitale. « L'Europe a créé un espace où la peine de mort n'existe de facto plus, qui s'étend de l'Islande à l'ouest à Vladivostok à l'est et de la Norvège au nord jusqu'au sud-ouest de la Turquie - ceci est l'une de plus importantes réalisations de l'Europe », a indiqué Jacques Barrot, commissaire européen chargé de la Justice, la Liberté et la Sécurité, dans un communiqué. « Néanmoins, les débats publics dans nos sociétés montrent le besoin de réaffirmer, encore et encore, que l'abolition de la peine de mort est un accomplissement essentiel pour le respect de la dignité humaine. C'est pourquoi la Commission travaille côté à côté avec les organisations non gouvernementales qui sont actives dans ce domaine et soutient les actions abolitionnistes », a ajouté M. Barrot. La Commission rappelle que la peine de mort constitue une violation du droit humain le plus fondamental: le droit de vie. L'abolition de la peine de mort est une des dispositions clés de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne qui stipule que « personne ne peut être condamné à la peine de mort ou exécuté » dans l'Union. Les deux tiers des pays du monde ont aboli la peine capitale par législation ou dans la pratique. En 2007, 1252 personnes ont été exécutées dans 24 pays. Neuf exécutions sur dix sont le fait de cinq pays (Chine, Iran, Arabie saoudite, Pakistan et États-Unis). (B.C.)