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Bulletin Quotidien Europe N° 9759
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/Économie

L'Italie reste convaincue de l'utilité d'un fonds européen de sauvetage bancaire, malgré l'absence d'un consensus européen à ce stade

Bruxelles, 10/10/2008 (Agence Europe) - « Je crois savoir que les résistances, qui existaient lundi et mardi (lors du Conseil Écofin, NDLR), demeurent », a déclaré Ferdinando Nelli Feroci, Représentant permanent de l'Italie auprès de l'Union européenne à EUROPE, à propos de l'idée promue par son pays de créer un fonds européen de sauvetage bancaire. « Si tel est le cas, je ne crois pas que ce soit nécessaire » de remettre cette idée sur la table lors du Conseil européen, a-t-il estimé. L'Italie reste d'avis qu'un tel fonds constituerait néanmoins une mesure importante de nature à envoyer un signal politique fort aux marchés financiers toujours en proie ce vendredi à la panique, et ce malgré les difficultés pratiques inhérentes à un tel projet.

L'UE sera-t-elle capable de parler d'une seule voix pour apporter des réponses à la crise financière ? M. Nelli Feroci a souhaité que le Sommet européen soit capable d'envoyer le message suivant: - les mesures prises au niveau national ne doivent pas créer de distorsions de concurrence (l'Italie a annoncé, mercredi, la création d'un fonds national permettant la recapitalisation de banques en difficulté et le renforcement de son système national de garantie des dépôts - NDLR) ; - des progrès rapides sont nécessaires sur des dossiers déjà sur la table (ex: révision des règles bancaires et d'assurance), ou en cours d'élaboration (ex: normes comptables, garanties de dépôt et rémunération des dirigeants). « Nous nous attendons à un message clair en ce qui concerne l'impact de la crise financière sur les règles en vigueur en matière d'aides d'État, de concurrence, de Pacte de stabilité », a ajouté l'ambassadeur italien. Estimant qu'une certaine flexibilité dans l'interprétation des règles était possible à condition de rester impérativement à l'intérieur du cadre normatif existant, il a néanmoins prévenu: « Il faut éviter que l'on profite de cette occasion pour se libérer d'un certain nombre de règles qui sont, à notre avis, essentielles pour le bon fonctionnement du marché intérieur ».

Interrogé sur l'évolution du cadre de supervision des institutions financières transfrontalières, M. Nelli Feroci a évoqué le « débat vivace » opposant les pays où est établi le siège de groupes paneuropéens et ceux accueillant les filiales de ces groupes, notamment dans le cadre de la proposition « Solvabilité II » pour le secteur des assurances (voir EUROPE n°9757). Nous estimons qu'« un système centré sur la notion de collèges de superviseurs » pourrait constituer une bonne solution, a-t-il indiqué, le modèle d'une autorité européenne de supervision lui paraissant « pour l'instant difficilement praticable ». En tout état de cause, une fois la crise financière passée, la politique devra assumer ses responsabilités pour dicter de nouvelles règles du jeu au système financier, a estimé M. Nelli Feroci. (M.B.)

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