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Bulletin Quotidien Europe N° 9759
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/climat

Silvio Berlusconi proposera au Conseil européen une « pause de réflexion » dans les négociations sur le paquet Énergie/Climat

Bruxelles, 10/10/2008 (Agence Europe) - L'Italie estime la crise financière et son probable impact sur l'économie et la compétitivité de l'industrie européenne obligent l'UE à faire une « pause de réflexion » dans les négociations sur le paquet « Énergie/Climat » que la Présidence française voudrait cependant voir approuvée par le Conseil européen de décembre. La semaine prochaine, lors du Sommet européen, Silvio Berlusconi proposera donc à ses homologues de « suspendre » les discussions sur le paquet, a déclaré à EUROPE le Représentant permanent de l'Italie auprès de l'UE, Ferdinando Nelli Feroci. « Nous estimons qu'à ce stade, dans les conditions actuelles de crise financière et de son probable impact sur l'économie réelle, une pause de réflexion sur le paquet serait utile sinon nécessaire », a-t-il affirmé dans une interview le 10 octobre. Reporter les discussions jusque quand ? « Notre calendrier réaliste nous amènerait beaucoup plus loin », se limite à dire M. Nelli Feroci. Une étude d'impact des différents éléments du paquet sur l'industrie italienne et européenne a été récemment réalisée en Italie « et elle a démontré que les coûts (du paquet) sont excessifs dans le contexte actuel », explique-t-il. L'étude a également démontré « que les risques sur la compétitivité de notre industrie sont excessifs. Surtout si l'on sait que nous n'avons aucune garantie que nos partenaires internationaux nous suivront », ajoute M. Nelli Feroci. « Ces deux aspects - crise économico-financière et absence de garanties de participation de nos partenaires internationaux - nous amènent à conclure que l'échéance fixée par la Présidence française pose de sérieux problèmes. C'est le message que le président du Conseil italien apportera au Conseil européen de la semaine prochaine », a dit l'ambassadeur. M. Berlusconi lancera donc un appel à ses partenaires « pour qu'ils réévaluent tout ça (le paquet) à la lumière de la crise ». Toutefois, au cas où cette option était rejetée par le Conseil européen et que la Présidence française maintenait le cap sur une décision en décembre, « alors l'Italie soulèverait une série de points spécifiques qui, à notre avis, sont essentiels pour que le paquet soit acceptable », a dit l'ambassadeur, sans préciser lesquels.

Jeudi, l'ambassadeur a déjà présenté la position italienne au COREPER. A-t-elle le soutien d'autres pays? Pas vraiment, reconnaît l'ambassadeur, car la plupart des autres pays membres ont une « forte volonté de conclure » un accord en décembre. Cependant, beaucoup de délégations souhaitent apporter des modifications et adaptations pour que le paquet soit soutenable pour eux. « Il y a un nombre incroyable de requêtes, parfois contradictoires, à satisfaire », constate M. Nelli Feroci qui prévoit des discussions « difficiles ». (H.B.)

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