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Bulletin Quotidien Europe N° 9759
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/relations extÉrieures

Conseil européen, Géorgie/Russie, Bélarus, Ouzbékistan et Zimbabwe à l'ordre du jour du Conseil de lundi

Bruxelles, 10/10/2008 (Agence Europe) - La préparation du Conseil européen des 15/16 octobre, la situation en Géorgie, la reprise des négociations avec la Russie sur un nouvel accord de partenariat, l'avenir des relations avec le Belarus, les mesures restrictives de l'UE contre l'Ouzbékistan ainsi que la situation au Zimbabwe domineront les travaux du Conseil « Affaires générales/Relations extérieures » qui se réunira le 13 octobre à Luxembourg. En marge de la réunion, présidée par Bernard Kouchner et Jean-Pierre Jouyet, se tiendra aussi un Conseil d'association avec le Maroc. Voici l'ordre du jour détaillé du Conseil de lundi:

Conseil européen. Les ministres des Affaires étrangères des 27 auront un débat assez approfondi sur le projet de conclusions préparé par la Présidence française. Les grands sujets du sommet seront: - la crise financière; - le Traité de Lisbonne. Le Premier ministre irlandais se limitera à faire brièvement le point sur l'état des réflexions à Dublin sur les raisons du « non » et sur les éventuelles pistes pour sortir de la crise. Le Conseil européen devrait prendre rendez-vous en décembre avec l'espoir de parvenir à une feuille de route claire pour débloquer la situation ; - le Pacte sur l'immigration et l'asile qui sera approuvé ; - le paquet énergie/climat sur lequel la Présidence française souhaite obtenir un accord en décembre (voir autre nouvelle) ; - le suivi du Conseil européen extraordinaire du 1er septembre sur la crise en Géorgie (voir ci-dessous).

Géorgie. Les ministres devraient constater lundi avec satisfaction que le retrait des troupes russes des zones adjacentes à l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie s'est achevé avant l'expiration de l'échéance du 10 octobre convenue entre l'UE et la Russie dans l'accord signé par Nicolas Sarkozy et Dmitri Medvedev le 8 septembre à Moscou. Par conséquent, conformément aux conclusions du Conseil européen extraordinaire du 1er septembre dernier, les conditions sont désormais remplies pour la reprise des négociations UE/Russie sur un nouvel accord de partenariat. « Le retrait russe ouvre la voie à une reprise des négociations », a confirmé vendredi un représentant de la Présidence française. Reste à savoir si le Conseil décrètera lundi la reprise officielle des négociations avec Moscou ou s'il laissera au Conseil européen le soin de l'annoncer. Juridiquement parlant, aucune décision formelle n'est nécessaire, le simple constat de retrait des troupes russes étant suffisant pour que la Commission (qui mène les négociations au nom de l'UE) reprenne les pourparlers, expliquent des diplomates. Les ministres parleront aussi lundi des négociations internationales sur les modalités de sécurité et de stabilité en Ossétie du Sud et en Abkhazie qui doivent s'ouvrir le 15 octobre à Genève. Ils salueront aussi la tenue, le 22 octobre à Bruxelles, d'une conférence des donateurs en faveur de la Géorgie.

Bélarus. Après les élections du 28 septembre jugées « décevantes » par l'UE (car non démocratiques), le Conseil discutera de l'avenir des relations avec le Bélarus. En tenant compte des quelques améliorations constatées par les observateurs électoraux de l'OSCE et de la libération récente des derniers prisonniers politiques, le Conseil devrait annoncer lundi un « réengagement progressif » avec ce pays. Les ministres décideront sans doute que l'UE est prête à développer un dialogue avec les autorités biélorusses dans le but d'encourager des progrès réels sur le plan démocratique et de protection des droits de l'Homme. Les ministres examineront aussi la question d'une possible levée partielle des mesures restrictives (interdiction de visas, gel des avoirs) en place contre une quarantaine de responsables du régime Loukachenko, dont le président biélorusse lui-même. Vendredi, plusieurs pays (Pays-Bas, pays scandinaves) avaient encore des réserves contre une levée trop rapide des sanctions, ce qui, selon eux, enverrait un mauvais signal aux autorités de Minsk. Selon des diplomates, une solution pourrait consister à assouplir certaines ou toutes les mesures restrictives pour les fonctionnaires les moins gradés et les moins impliqués dans les violations des droits de l'Homme et de maintenir en place les sanctions ciblées sur les dirigeants les plus haut placés.

Ouzbékistan. Dans des conclusions qui seront adoptées lundi, le Conseil devrait constater que le pays a fait des progrès au cours des derniers 12 mois en matière de respect de l'État de droit et de protection des droits de l'Homme. Selon des diplomates, il est probable que les ministres décideront lundi de lever définitivement l'interdiction de visas en place depuis octobre 2005 contre les responsables du massacre d'Andijan en mai 2005 (cette mesure restrictive est déjà « suspendue » depuis octobre 2007). En revanche, l'embargo sur la vente d'armes devrait rester intact.

Zimbabwe. Les ministres adopteront des conclusions dans lesquelles ils devraient noter avec préoccupation l'absence de mise en œuvre de l'accord du 15 septembre sur le partage du pouvoir et la formation d'un gouvernement d'union nationale. Le Conseil devrait aussi se dire inquiet de la dégradation de la situation humanitaire dans le pays.

Sans débat, le Conseil adoptera aussi des conclusions sur la Moldova et sur le Mexique. (H.B.)

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