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Bulletin Quotidien Europe N° 9741
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/espace

La Commission prépare l'avenir de GMES rebaptisé Kopernikus

Lille, 16/09/2008 (Agence Europe) - S'exprimant à l'occasion de l'inauguration du Forum GMES (le programme européen de collecte d'information depuis l'espace sur l'environnement et la sécurité), mardi 16 septembre, le commissaire européen à l'Industrie, Günter Verheugen, a annoncé le lancement de trois études pour préparer le terrain pour le financement du programme après l'expiration, en 2010, des fonds prévus pour son développement. Les propositions de la Commission seront connues en 2009. Rebaptisé désormais Kopernikus, le programme sera financé par les fonds publics, provenant de la Commission européenne et des agences spatiales (nationales et l'Agence spatiale européenne) et devrait doter l'Union européenne, d'ici 2014, d'un accès autonome à l'information sur l'environnement, le changement climatique et la sécurité. Par ailleurs, parlant au nom de la Présidence française, la ministre française de la Recherche, Valérie Pécresse, a proposé le développement d'un cadre légal pour assurer la certification des données de Kopernikus, en vue d'étendre ses applications et renforcer le volet « sécurité » du programme.

Lors de la réunion informelle à Kourou en juillet dernier, les ministres européens chargés de l'espace ont convenu de renforcer le système d'observation de la terre GMES. Pour assurer la continuité des services et des infrastructures du programme, et éviter les dérapages qui ont eu lieu au moment de la mise en place de Galileo, les ministres ont souhaité que celui-ci soit financé à long terme par l'Union européenne. Le Conseil « Espace », qui se réunit le 26 septembre devrait formaliser cette décision. Pour mener à bien ce projet, la Commission devrait toutefois dégager les crédits nécessaires pour le financement du programme au-delà de 2010, tant en ce qui concerne le coût opérationnel que pour les aspects recherche et développement. « A ce stade, je peux avancer que la contribution financière de l'UE prendra la forme d'un programme opérationnel financé au titre du budget de l'UE et de fonds de recherche (financés) du programme cadre pour la recherche », a déclaré M. Verheugen. Les propositions concrètes devront être faites au cours de l'année prochaine en vue d'établir « avant la fin 2009 une stratégie globale de financement » organisant le financement de tous les segments (spatial, « in situ » et services) entre le budget de l'UE et entre les États membres, a déclaré le commissaire. Il reviendrait toutefois à la nouvelle Commission de négocier et d'intégrer les crédits nécessaires dans les nouvelles perspectives financières, allant au-delà de 2013. Pour connaître le montant exact, qui sera demandé aux États membres, la Commission européenne vient donc de lancer, en coopération avec l'Agence spatiale européenne (ESA) et l'Agence européenne de l'environnement, trois études, dont le résultat sera connu soit à la fin de cette année, soit au cours de l'année prochaine. Selon les estimations non officielles, le coût de programme pourrait atteindre quelque 500 millions d'euros par an, avec des retombées estimées de quelque 100 milliards d'euros.

À présent 1,2 milliard d'euros est fourni dans le cadre du 7ème programme cadre de recherche pour les services GMES et son infrastructure spatiale. 1,2 milliard supplémentaire provient du budget de l'ESA responsable pour le segment spatial du système. Les États membres de l'ESA devraient apporter des contributions supplémentaires d'ici la fin de l'année. Un petit budget opérationnel est également prévu pour les années 2009-2010. « J'ai réussi à convaincre le Conseil et le Parlement (européen) de donner le feu vert au premier budget opérationnel à travers l'action préparatoire GMES en 2008. C'est mon intention d'avoir le même succès dans l'avenir », a déclaré le commissaire en soulignant qu'avant de parler de financement à long terme, la Commission devrait également trouver les moyens pour combler un trou financier entre 2011 et 2013

Le commissaire devrait soumettre également au collège, avant la fin de l'année, les propositions sur la structure de gouvernance du système. Selon M. Verheugen, la Commission européenne devrait assurer une coordination globale des partenaires au niveau national et européen et avoir une responsabilité centrale du programme en tant qu'autorité de gestion. Elle serait assistée par un comité directeur composé d'États membres et des représentants des usagers pour la coordination du programme ainsi que par un comité de programmes pour la mise en place du budget. Les agences européennes, nationales et les centres intergouvernementaux seront responsables pour les services fournis par Kopernikus; l'ESA pour le développement de l'infrastructure spatiale, l'acquisition de l'équipement nécessaire et la coordination ; l'ESA et EUMETSAT (l'Organisation européenne pour l'exploitation des satellites météorologiques) pour les opérations et l'Agence européenne de l'environnement pour la coordination de la composante in-situ (les réseaux de données terrestres et aéroportuaires, ainsi que les données socio-économiques).

L'ensemble du programme comprendra une quarantaine de satellites dont une partie conçue par l'ESA, (les Sentinelles) qui seront répartis en diverses familles: observation (le lancement prévu en 2011 et en 2014), les satellites optiques (lancements en 2012 - 2014), les satellites d'observation des océans (lancement en 2012 et 2014) ainsi que des satellites géostationnaires (2014, 2017, 2019). Le système recevra aussi les données provenant d'une trentaine d'autres satellites nationaux ou internationaux tels que les Pléiades français, TerraSAR-X allemand, CosmoSkyMed italien, une constellation britannique DMC ainsi que le Canadien Radarsat, ou le satellite d'altimétrie et d'observation des océans Jason-2. (A.By.)

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