16/09/2008 (Agence Europe) - Dans une déclaration publiée lundi 15 septembre, la Présidence française du Conseil de l'UE se déclare « profondément préoccupée par l'escalade de la violence à Mindanao (la grande île méridionale des Philippines: NDLR) et le nombre croissant de victimes et de personnes déplacées ». De nombreux civils sont victimes des attaques des rebelles du Front Moro islamique de libération (MILF) depuis le déclenchement des violences, après la décision, le 4 août, de la Cour suprême philippine de suspendre le projet d'établissement d'une région musulmane dans le sud du pays. L'UE condamne ces « tueries aveugles de civils et appelle à la comparution devant la justice des responsables de ces crimes » et se dit également « préoccupée par l'implication possible de milices civiles dans les violences ». Seul le dialogue permettra de résoudre le conflit de Mindanao, rappelle l'UE qui « encourage le gouvernement des Philippines et le MILF, qui s'étaient sérieusement impliqués dans le processus de paix, à reprendre rapidement les négociations afin de rechercher une solution définitive au conflit ». (A.B.)