Bruxelles, 03/07/2008 (Agence Europe) - Promouvoir une « vraie Europe sociale » et répondre au malaise général qui s'est emparé des citoyens et travailleurs européens face à leurs conditions de travail et d'emploi: c'est ce qu'attendent de la Présidence française de l'UE la Confédération européenne des syndicats (CES) et le Groupe socialiste au PE. La directive « temps de travail », sur laquelle un accord politique a été conclu mi-juin à Luxembourg (voir EUROPE n° 9679), devrait faire l'objet de toute l'attention de la Présidence française, estiment encore le PSE et la CES. Une initiative visant à réviser la directive sur le détachement des travailleurs serait également la bienvenue. « La Présidence française doit agir pour l'Europe sociale afin que ce concept conserve son sens et son poids », a commenté John Monks, le secrétaire général de la CES.
« Une Présidence fondée sur le partenariat et le dialogue »: tel est le souhait du secrétaire général du Centre européen des entreprises à participation publique et d'intérêt général (CEEP), Rainer Plassmann, dont les messages sont les suivants: (1) lutter efficacement contre le changement climatique, en considérant l'impact des nouvelles politiques climatiques sur l'emploi, et en s'assurant que les actions sont fondées sur des données statistiques exactes et pas seulement sur des présomptions; (2) poursuivre activement l'approche multiple et graduelle axée sur la création d'un environnement équilibré, actualisé et efficace pour les services d'intérêt général ; (3) progresser dans la modernisation du marché du travail avec des conditions sociales, environnementales et économiques durables. Pour y arriver, des services publics bien gérés allant de l'énergie à la gestion des déchets, l'éducation et les soins de santé sont primordiaux. Ce « bien-être social » peut également accroître le sentiment d'« être Européen », un sentiment qui s'est quelque peu détérioré avec le « non » irlandais au Traité de Lisbonne.
Les membres du collectif SSIG (« Agir ensemble pour des services sociaux et de santé de qualité en Europe ») ont tenu à apporter une contribution concrète à la feuille de route « Services sociaux d'intérêt général » (SSIG) de la Présidence française. En publiant un guide à l'attention des collectivités territoriales organisatrices des services sociaux de proximité intitulé « Une Europe protectrice des services sociaux: comment concrètement protéger les missions imparties aux services sociaux des seules forces du marché », les membres du collectif entendent mettre les autorités publiques des États membres face à leurs responsabilités suite à la communication sur les SSIG de novembre 2007 (voir EUROPE n° 9547). Infos: http: //http://www.ssig-fr.org . (G.B.)