Bruxelles, 20/06/2008 (Agence Europe) - La Commission est « une institution indépendante » et le Commissaire Mandelson fait preuve d'« énormément de compétence ». La réponse de José Manuel Barroso aux critiques émises par Silvio Berlusconi et Nicolas Sarkozy n'a pas tardé, vendredi 20 juin à l'issue du Conseil européen. Le Premier ministre italien et le président français, chacun de leur côté mais avec la même insistance, avaient plus tôt critiqué l'action des commissaires européens. Devant la presse, vendredi 20 juin, le président du Conseil italien a souhaité « des modifications dans les comportements des commissaires », qui, selon lui, mettent les gouvernements en difficulté par leurs déclarations. « La Commission est une institution indépendante, nous ne sommes pas un secrétariat des États membres », a répondu M. Barroso, qui ajoute que « la CE fait son travail avec objectivité en cherchant à servir l'intérêt général européen », tout en étant ouverte à des critiques mais en n'acceptant « aucune forme de pression ». La veille, M. Sarkozy avait notamment imputé au commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, une part de la responsabilité dans le vote négatif en Irlande. « Le débat sur le référendum a porté sur l'avortement, l'euthanasie, un commissaire européen ou pas, la fiscalité, l'OMC, on ne peut pas ramener çà à M. Barroso », avait fustigé le président français, ajoutant: « choisissez un autre, Mandelson par exemple ». La charge de commissaire au commerce « est extrêmement difficile. Il négocie au nom de 27 Etats membres qui n'ont pas toujours les mêmes priorités », a répliqué M. Barroso, vantant la compétence et l'« engagement personnel très fort » de M. Mandelson, qui « fait un travail formidable ». Et d'espérer que ce dernier bénéficiera de « tout le soutien nécessaire pour atteindre l'objectif unanimement réaffirmé aujourd'hui par les chefs d'Etat » d'un résultat positif du cycle de Doha. (A.B.)