Bruxelles, 20/06/2008 (Agence Europe) - Dans ses conclusions, le Conseil européen souligne que la région méditerranéenne est d'une « importance vitale » pour l'Union européenne tant sur le plan politique que sur le plan économique et social. « Le processus de Barcelone, qui constitue l'instrument central des relations euro-méditerranéennes depuis 1995, a permis de promouvoir énergiquement les relations multilatérales et bilatérales. Le « Processus de Barcelone: Union pour la Méditerranée », qui se fonde sur les précédents succès et les renforce, insufflera une nouvelle dynamique dans les relations que l'Union entretient avec les pays méditerranéens et viendra compléter les relations bilatérales existantes, qui se poursuivront dans leur cadre d'action actuel », poursuit le texte. Le Conseil européen se félicite de la communication de la Commission. Sur cette base, l'UE mènera les consultations nécessaires avec l'ensemble des partenaires euro-méditerranéens en vue de l'élaboration d'une déclaration commune et de son adoption lors du sommet de Paris pour la Méditerranée, le 13 juillet 2008.
« Le Conseil européen a consacré le sommet de Paris pour la Méditerranée (…) Moi, il me revient maintenant avec le président Moubarak de l'organiser », a commenté le président français Nicolas Sarkozy. « L'Union pour la Méditerranée, ça veut dire aussi la présence d'Israël à Paris le 13 juillet au milieu des pays arabes », s'est-il félicité, en évoquant la possibilité de « discussions directes avec le président syrien ».
Le président syrien Bachar al Assad attend cependant de constater d'autres progrès dans les contacts indirects menés avec Israël sous l'égide de la Turquie avant d'accepter de rencontrer le Premier ministre israélien Ehud Olmert. « Il ne s'agit pas de prendre le thé », a-t-il répondu en Inde, à un journaliste qui lui demandait si une telle rencontre était possible en marge du sommet de Paris. « La réunion entre moi et le Premier ministre israélien n'aura aucun sens si les bases de cette rencontre ne sont pas établies avec précision », a ajouté le président syrien, cité par Reuters. Il a jugé que la médiation turque apportait une « lueur d'espoir » mais a souligné que le gouvernement israélien devait faire plus pour qu'une rencontre entre lui et Olmert soit possible. Israël et la Syrie, qui ont achevé lundi une session de pourparlers indirects à Ankara, se sont entendus pour poursuivre leurs négociations le mois prochain, toujours en Turquie. (O.J.)