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Bulletin Quotidien Europe N° 9687
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/santÉ

L'industrie pharmaceutique européenne appelle à renforcer la lutte contre la contrefaçon

Bruxelles, 20/06/2008 (Agence Europe) - Les dirigeants de la Fédération européenne des associations et des industries pharmaceutiques (EPFIA pour European Federation of Pharmaceutical Industries and Association), réunis jeudi 19 juin à Paris pour leur congrès annuel, ont tiré la sonnette d'alarme sur le problème de la contrefaçon des médicaments, appelant à la « tolérance zéro » envers les auteurs de ces pratiques. « C'est une activité criminelle, proche du terrorisme », a tonné Jean-François Dehecq, le président de Sanofi Aventis et vice-président de l'EPFIA. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 10% des médicaments en circulation dans le monde sont contrefaits, représentant un marché de 45 milliards d'euros.

Aux portes de l'Europe, 4,81 millions de boîtes de médicaments de contrefaçon ont été saisies en 2007, soit une augmentation de 51% par rapport à 2006. « C'est un vrai problème que tout le monde a voulu occulter. Mais maintenant, il faut arrêter de se voiler la face et ne plus cacher ce phénomène », a avertit M. Dehecq. Jean-François Dehecq a annoncé la mise en place de Datamatrix, une technologie à base de codes-barres en deux dimensions qui permettra de doter chaque boîte d'un numéro unique. Le dispositif, qui devrait être appliqué dans les pays européens à partir de 2011, sera d'abord expérimenté en Allemagne pendant l'année 2009. « Évidemment, il faut mettre en place un système permettant de centraliser toutes les données. Mais c'est techniquement possible. L'EPFIA a beaucoup travaillé sur ce sujet », a précisé le vice-président de la Fédération. Il a exhorté l'Union européenne à prendre des mesures pour lutter contre ce phénomène, en préconisant: - l'amélioration de l'efficacité des enquêtes de police internationales ; - une pénalisation plus lourde de la contrefaçon de médicaments que celle des autres produits ; - l'établissement d'un contrôle strict dans le système de distribution des médicaments.

« On attend de l'Union qu'elle pénalise fortement la contrefaçon », a poursuivi M. Dehecq. « Le Parlement européen est prêt. Mais il fallait que la situation devienne très angoissante, comme c'est le cas aujourd'hui, pour que l'Europe agisse », a-t-il ajouté. Il a par ailleurs exprimé son incompréhension envers l'organisation d'un marché à la fois soumis à la libre circulation, comme c'est le cas en Europe, mais avec des règles fixées par des autorités nationales, comme c'est le cas pour la vente de médicaments.

En octobre, le Parlement européen devrait voter en plénière une proposition de directive pénalisant le reconditionnement des médicaments. Une mesure qui devrait compliquer le travail des contrefacteurs. En septembre 2007, le PE avait déjà adopté une résolution sur la contrefaçon de médicaments. Il avait demandé notamment un renforcement de la coopération (autant sur le plan national que transnational) des différentes autorités impliquées dans la lutte contre ce phénomène. (L.B.S.)

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