login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9687
Sommaire Publication complète Par article 17 / 22
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/mer noire

Premier bilan de la coopération régionale

Bruxelles, 20/06/2008 (Agence Europe) - Les enseignements tirés de la première année d'existence de la synergie de la mer Noire, qui concerne sept pays tiers (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Moldavie, Fédération de Russie, Turquie et Ukraine), montrent que « le développement de la coopération régionale en mer Noire, que l'UE soutient, est un processus qui se déroule dans un environnement complexe ». Telles sont les conclusions qui figurent dans le rapport de la Commission européenne, adopté jeudi 19 juin, sur le bilan de la première année de mise ne œuvre de cette stratégie. La synergie de la mer Noire vise à compléter la politique européenne de voisinage, la politique d'élargissement à la Turquie et le partenariat stratégique avec la Fédération de Russie. En 2007, une aide de 837 millions d'euros a été apportée par l'UE aux sept pays de la mer Noire, au titre de l'instrument européen de voisinage et de partenariat et de l'instrument d'aide de préadhésion (IAP).

Réunis en février dernier à Kiev, les ministres des Affaires étrangères des États membres de l'UE et de leurs partenaires de la synergie de la mer Noire ont formulé des suggestions sur la manière de poursuivre la coopération dans le cadre de la synergie de la mer Noire. « Ces propositions sont susceptibles d'insuffler un nouvel élan à la coopération régionale avec nos partenaires situés à l'est de l'Union européenne », note la Commission. Elle entend les examiner et y donner suite de manière active afin de promouvoir des actions plus efficaces et plus ambitieuses: - des objectifs à long terme, mesurables, devraient être fixés dans des domaines tels que les transports, l'environnement, l'énergie ou la sécurité maritime pour encourager des actions plus concertées ; - pour faciliter la réalisation de projets, des partenariats sectoriels pourraient être mis en place afin de fournir un cadre pour le cofinancement (y compris au titre de la facilité d'investissement dans le cadre de la politique de voisinage) et une base pour la participation des institutions financières internationales. L'expérience réussie de la dimension septentrionale constitue un exemple utile de la manière dont cela pourrait fonctionner ; - la fréquence des réunions ministérielles devrait refléter des besoins concrets.

Un certain nombre d'autres propositions méritant aussi un examen plus approfondi ont été faites; elles portaient notamment sur: - l'intégration du Bélarus à certaines des activités sectorielles liées à la synergie ; - la création d'un Forum de la société civile de la mer Noire ; - le renforcement des réseaux universitaires et étudiants ; - la création d'un Institut d'études européennes dans la région de la mer Noire.

La communication de 2007 fixait des actions et des objectifs concrets dans plusieurs secteurs ou domaines thématiques. La Commission a commencé à mettre en œuvre la plupart de ces actions.

Environnement. La Commission examine actuellement les conditions relatives à l'adhésion de la Communauté européenne à la convention sur la protection de la mer Noire contre la pollution. Elle lancera prochainement un projet d'assistance technique dans le domaine du changement climatique qui inclura la région de mer Noire. Il visera essentiellement à renforcer la capacité à mettre en œuvre le Protocole de Kyoto et à participer aux négociations internationales sur un accord pour l'après-2012.

Politique maritime et pêche. Dans le cadre de la politique maritime intégrée pour l'Union européenne, la Commission encourage une meilleure coopération entre les autorités nationales chargées des activités gouvernementales en mer, notamment dans la région occidentale de la mer Noire, par la création d'un réseau intégré de systèmes de surveillance maritime. Dans ce contexte, elle examinera également la possibilité d'étendre ce réseau à d'autres États riverains de la mer Noire, qui ne sont pas membres de l'UE. Les États de la mer Noire ont déjà créé des zones économiques exclusives et ils se préparent actuellement à mettre en place une stratégie régionale de gestion intégrée des zones côtières. La Commission a donc commencé à examiner les possibilités d'établir une coopération régionale en matière de gestion des ressources halieutiques.

Énergie. La République de Moldavie, la Turquie et l'Ukraine ont confirmé leur intention d'entamer des négociations formelles en vue d'adhérer au traité instituant une communauté de l'énergie, qui prévoit la mise en œuvre de l'acquis communautaire dans les secteurs de l'électricité et du gaz. La Géorgie jouit du statut d'observateur depuis décembre 2007. En ce qui concerne les infrastructures énergétiques, la Commission a financé une étude de faisabilité concernant un corridor gazier maritime sur l'axe Caspienne-mer Noire qui examine toutes les options de transport (gazoduc ou non).

Transports. La Commission a lancé des discussions exploratoires sur une extension des réseaux de transport transeuropéens. Elle envisage ainsi la possibilité de préparer les structures TRACECA (corridor de transport entre l'Europe, le Caucase et l'Asie, qui offre une assistance portant sur les liaisons routières, ferroviaires, aériennes et maritimes) à servir d'institutions pour l'axe sud-est. Les travaux ont commencé pour étendre l'espace aérien commun aux pays de la mer Noire.

Sécurité et migrations. En avril 2008, l'UE a décidé de mettre en place une plateforme, destinée à permettre un dialogue ciblé et renforcé sur les migrations et à améliorer la coopération pratique entre les États membres et les pays de la région. La Commission participe au financement de deux projets de lutte contre la traite des êtres humains, qui reposent respectivement sur des mesures visant le marché du travail et sur des opérations de police. (L.C.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES
CALENDRIER
INTERPENETRATION ECONOMIQUE