Bruxelles, 13/03/2008 (Agence Europe) - Le Conseil européen s'est ouvert, jeudi soir 13 mars, par la traditionnelle rencontre des chefs d'Etat et de gouvernement avec le président du Parlement européen. A cette occasion, Hans-Gert Pöttering a estimé que la stratégie de Lisbonne était « juste » mais que l'UE était « encore loin » d'avoir atteint ses objectifs - en partie parce que « les réformes décidées ne sont pas appliquées, partout dans l'Union européenne, avec le même engagement ». Le PE soutient le « small business act » proposé par la Commission pour aider les petits et moyennes entreprises et plaide pour une simplification législative, a-t-il dit. En matière d'énergie et de lutte contre le réchauffement climatique, le paquet proposé par la Commission en janvier est une « bonne base » pour arriver à un accord global qui, aux yeux du PE, devra à la fois « garantir la sécurité énergétique, renforcer la compétitivité de l'économie européenne et permettre à l'UE d'atteindre ses objectifs en matière de lutte contre le changement climatique ». A propos de l'Union pour la Méditerranée (UPM), M. Pöttering a souligné que « tous les Etats membres et toutes les institutions de l'UE devront être intégrés dans ce processus, y compris le Parlement européen » qui devrait même faire partie d'un éventuel organe de contrôle pour superviser le fonctionnement de cette Union. Exprimant son « étonnement » sur le fait que les initiateurs de l'UPM n'aient, jusqu'ici, pas pensé à sa future « composante parlementaire », M. Pöttering a aussi déploré que le PE n'ait pas encore été invité au Sommet du 13 juillet à Paris. (H.B.)