Plus de trois quarts des étudiants en MBA choisissent leur entreprise en fonction de sa réputation - Selon une étude publiée par la société de consultance Hill and Knowlton, plus des trois quarts des étudiants en MBA (Master of business administration) des plus grandes écoles choisissent leur employeur en fonction de la réputation de l'entreprise. L'étude porte sur les étudiants préparant un MBA dans les meilleures écoles de commerce d'Europe, des Etats-Unis et d'Asie. Certains secteurs sont plus attirants que d'autres: les étudiants réfractaires aux industries de l'alcool, de la chimie et du tabac sont deux fois plus nombreux que ceux attirés par ces industries. Le secteur de l'alcool est ainsi rejeté par 51%, la chimie par 48% et le tabac par 67%. La réputation de l'industrie pharmaceutique ainsi que celle des secteurs du gaz et du pétrole éloigne un peu plus d'étudiants qu'elle n'en attire, alors que les secteurs de la banque et de la finance, de l'informatique et de la production d'électricité recueillent tous les suffrages. L'étude confirme par ailleurs l'importance de la réputation: près des trois quarts (73%) des étudiants déclarent que l'image des entreprises joue un rôle « extrêmement important » ou « très important » dans leurs réflexions sur l'entreprise qu'ils rejoindront après leur diplôme, alors que seul un sur cinq considère ce critère comme « assez important ». Ils ne sont que 4% à juger que la réputation n'est « pas importante ». Les résultats révèlent aussi une mobilité internationale significative recherchée par les étudiants. Plus des trois quarts d'entre eux (76%) disent envisager un changement de secteur ou d'entreprise une fois diplômé. Un sur cinq seulement (19%) dit avoir l'intention de retourner dans l'entreprise où il travaillait avant l'obtention de son MBA. Un cinquième veut s'installer dans un autre pays que celui dans lequel sont poursuivies les études, tandis qu'un quart étudie hors du pays d'origine et prévoit de rester sur place. L'étude révèle encore des différences régionales: les étudiants originaires d'Europe sont plus disposés à rechercher un emploi hors de leur pays d'origine que l'ensemble de l'échantillon interrogé (28% contre 20%). En ce qui concerne les régions les plus demandées, l'Europe occidentale est plébiscitée, juste devant l'Amérique du Nord (76%). Viennent ensuite, relativement loin derrière, l'Asie du Nord ainsi que l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Même si les pays émergents ont bien mis en ordre leur terrain économique, ils ont souvent du mal à valoriser leurs atouts. Cependant, les étudiants européens sont relativement plus intéressés par un travail au Moyen-Orient (32% contre 20% en général) et en Europe orientale (27% contre 18%) que l'échantillon dans son ensemble. Si l'on considère certains marchés émergents spécifiques, on s'aperçoit que les étudiants des écoles de commerce européennes sont plus nombreux que leurs pairs à considérer les Emirats-Arabes-Unis et Dubaï comme attirants (40% contre 30%). Le statut capitalistique de l'entreprise importe aussi. Les sociétés cotées en Bourse sont jugées, de loin, les plus intéressantes pour plus de deux tiers des étudiants. Un peu plus de la moitié des étudiants de MBA (52%) ont envie de travailler dans des entreprises détenues par des fonds de capital-risque ou de capital-investissement. La situation des entreprises familiales et des entreprises publiques (plus fréquente dans les pays émergents) est moins favorable: les étudiants sont nombreux à dire qu'ils ne veulent pas y entrer. Pour les entreprises familiales, un quart des étudiants (24%) déclarent avoir envie d'y entrer contre 32% qui ne sont pas intéressés. L'enquête brosse un tableau analogue pour les entreprises publiques, avec un peu moins d'un quart des étudiants (23%) exprimant un intérêt à leur égard. A propos de la réputation qui rend une entreprise plus attirante qu'une autre, les principaux facteurs déterminants cités sont les suivants: qualité des dirigeants (89%), qualité des produits (88%), talent des salariés (83%), résultats financiers et valeur d'investissement (71%), innovation (68%), présence internationale, à égalité avec responsabilité sociale (58%), utilisation des actifs sociaux (40%). Enfin, interrogés sur les facteurs qui guident leur choix de carrière, les étudiants citent globalement trois facteurs: le premier concerne la situation (opportunités de carrière, culture d'entreprise et cadre de travail, satisfaction du personnel), et le deuxième certaines questions de performances. Le troisième volet couvre les messages émanant de l'entreprise sur son éthique et sa responsabilité sociale et environnementale. (I.L.)