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Bulletin Quotidien Europe N° 9609
Sommaire Publication complète Par article 24 / 33
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/emploi

Très nette amélioration de la situation de l'emploi dans l'UE pour 2006 - 2007 - Le chômage des jeunes, sujet de préoccupation majeure, selon le rapport conjoint 2008 de la Commission

Bruxelles, 25/02/2008 (Agence Europe) - La Commission européenne a présenté, vendredi 22 février, son rapport conjoint annuel sur l'emploi 2008, le dixième du genre. Ce rapport évalue l'application par les Etats membres, des programmes nationaux de réforme en matière d'emploi. Il sera à présent transmis pour adoption au Conseil Emploi, Politiques sociales, Consommateurs et Santé (EPSCO) du vendredi 29 février à Bruxelles. Il en ressort que la situation de l'emploi s'est améliorée dans tous les Etats membres: au cours des deux dernières années, près de 6,5 millions d'emplois ont été créés et 5 millions d'emplois supplémentaires sont attendus d'ici 2009, dans tous les secteurs et plus particulièrement ceux des services et du manufacturier (avec la construction de machines textiles par exemple). Le chômage dans l'UE devrait passer en-dessous de la barre des 7% en 2008, ce qui correspondrait au niveau le plus bas jamais atteint depuis le milieu des années 80. Malgré ces bonnes nouvelles, il subsiste un défi de taille: celui du chômage des jeunes, qui se situe à 17,4%, et le manque d'investissements dans le domaine de l'éducation et de la formation.

Le taux d'emploi dans l'UE se situe actuellement à 66% (contre 64% en 2006, dernière année pour laquelle la Commission dispose de chiffres complets), « ce qui nous rapproche de notre objectif global de 70% en 2010 », a commenté le commissaire aux Affaires sociales, Vladimir Spidla. Le taux d'emploi des femmes (57,2% pour un objectif de 60% en 2010) et celui des travailleurs âgés (43,5% pour l'objectif de 50% en 2010) continuent de progresser dans toute l'UE, mais il faudra encore créer 20 millions de nouveaux emplois d'ici 2010 pour que l'objectif fixé puisse être atteint, note la Commission

Passant de 8,9% à 8,2% entre 2005 et 2006, le chômage a marqué un recul significatif auquel ont contribué presque tous les Etats membres. Les taux de chômage des hommes et des femmes ont baissé respectivement à 9% et 7,6%, et le chômage de longue durée a régressé de 4% à 3,6% pour la deuxième année consécutive. Grande source de préoccupation dans de nombreux Etats membres: le chômage des jeunes dont le taux moyen est de 17,4%. En général, le taux de chômage des jeunes a baissé en 2007, mais essentiellement sous l'effet de sa diminution significative dans un petit nombre de pays (Pologne, Bulgarie, Lituanie, Pays-Bas et Espagne), constate la Commission.

La Commission met également en évidence l'apparition de goulets d'étranglement: la pénurie de main-d'œuvre et le manque de qualifications dans un nombre croissant de secteurs, comme par exemples la santé et les soins aux personnes âgées, l'enseignement, certains professions artisanales et manuelles, le génie mécanique … Pour tenter de remédier à cette situation, la Commission estime que l'Europe doit accroître la mobilité nationale et régionale de la main-d'œuvre et définir une politique réglementée de l'immigration, accompagnée de mesures visant à améliorer l'intégration socio-économique des immigrants.

Par ailleurs, la Commission rappelle que la segmentation du marché du travail et la lutte contre le chômage des jeunes est au coeur de la flexicurité, un concept sur lequel le rapport 2008 met l'accent. De nombreux Etats membres ont encore du pain sur la planche pour mettre ce concept en application, ceci afin de régler les problèmes du marché du travail.

Parallèlement à ce rapport conjoint 2008, la Commission a adressé des recommandations spécifiques par pays au Conseil EPSCO en vue de leur approbation sur le plan politique. Ces recommandations seront ensuite transmises au Conseil européen de mars, qui se penche chaque année sur la stratégie de Lisbonne, rappelle la Commission dans une note. Ceci permettra aux Etats membres de convenir ensemble, au plus haut niveau politique, de leurs actions respectives pour faire avancer les réformes. Les recommandations sont proposées au titre des articles 99 et 128 du traité et font l'objet d'une adoption formelle par les Etats membres.

Les recommandations ont une dimension macro et micro-économique. La majorité d'entre elles portent sur l'emploi, elles sont de l'ordre de deux ou trois par pays. Cette année, 21 Etats membres sur 27 ont reçu au moins une recommandation en matière d'emploi, dans des domaines où un effort supplémentaire s'impose. L'Estonie, l'Irlande, le Danemark, la Finlande, le Luxembourg et la Suède n'ont fait l'objet d'aucune recommandation, grâce à leurs progrès significatifs dans l'application des programmes de réforme, écrit la Commission. (G.B.)

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