Bruxelles, 25/02/2008 (Agence Europe) - La Commission européenne a lancé, vendredi 22 février, deux importants programmes de recherche: Artemis, doté d'une enveloppe de 2,5 milliards d'euros et qui concerne les systèmes informatiques embarqués, et Eniac, dont les 3 milliards d'euros vont être investis dans la nanoélectronique. Les comités directeurs d'Artemis et d'Eniac, au sein desquels les partenaires publics et privés prennent les décisions ensemble, se sont réunis vendredi à Bruxelles pour la première fois. Ces initiatives technologiques conjointes (JTI) ont été approuvées par le Conseil de l'UE et par le Parlement fin 2007.
Artemis vise à encourager les économies d'échelle, la réduction des coûts et la commercialisation plus rapide des produits basés sur les technologies concernant les systèmes informatiques embarqués. Aujourd'hui, toutes sortes d'appareils du quotidien sont munis de dispositifs informatiques, qu'il s'agisse de téléphones mobiles, de cartes bancaires, de voitures ou d'avions, ou même de lieux tels que maisons, bureaux et usines, au point qu'à l'heure actuelle, 98 % des ordinateurs sont intégrés à d'autres dispositifs. Selon les prévisions, le monde comptera plus de 16 milliards d'ordinateurs intégrés en 2010 et plus de 40 milliards en 2020. C'est ce marché que visent les 2,5 milliards d'euros investis dans la recherche au cours des 10 prochaines années. D'ici là, les systèmes intégrés devraient représenter une part de plus en plus importante de la valeur des produits finis dans des secteurs clés de l'industrie. A titre d'exemple, d'ici à 2010, l'électronique embarquée représentera plus de 35 % de la valeur d'une voiture, indique la Commission dans un communiqué. Dans le même temps, la Commission européenne a annoncé un investissement sur les 10 prochaines années à hauteur de 3 milliards d'euros dans la nanoélectronique via le lancement de la plate-forme technologique Eniac. Les technologies nanoélectroniques et informatiques encouragent l'innovation dans de nombreux secteurs industriels et socioéconomiques, notamment les télécommunications, les transports, les biens de consommation, l'industrie manufacturière, les soins de santé et l'énergie. Eniac représente une forte impulsion en faveur des innovations à long terme fondées sur la nanoélectronique, qui, dans le même laps de temps, vont se substituer en grande partie aux dispositifs microélectroniques de la génération actuelle, selon la Commission. (B.C.)