Bruxelles, 04/02/2008 (Agence Europe) - Dans le cadre d'une visite deux jours (4/5 février) en Algérie, le commissaire au Commerce Peter Mandelson devait rencontrer, lundi 4 février, le président algérien Abdelaziz Bouteflika ainsi que les ministres algériens des Affaires étrangères et du Commerce, respectivement Mourad Medelci et Hachemi Djaâboub. Les questions de l'adhésion de l'Algérie à l'OMC, de la place de l'Algérie dans le partenariat euroméditerranéen et du climat pour l'investissement étranger dans le secteur énergétique algérien devaient être placées au centre des discussions. M. Mandelson devait saluer l'approche constructive des autorités algériennes vis-à-vis du partenariat euroméditerranéen, en mentionnant en particulier l'acceptation par Alger du protocole Pan-Euromed sur le cumul d'origine (qui permet aux pays parties prenantes de produire dans le cadre de chaînes d'approvisionnement régionales et de bénéficier d'un accès préférentiel au marché communautaire) ainsi que sa décision, prise lors de la conférence ministérielle Euromed à l'automne 2007, de prendre part aux négociations régionales sur la libéralisation des services. M. Mandelson devait également appeler l'Algérie à davantage diversifier ses exportations actuellement constituées à 97% d'hydrocarbures pour s'assurer une meilleure intégration dans l'économie mondiale. Enfin, il devait affirmer son soutien au processus d'adhésion de l'Algérie à l'OMC. Selon une note résumant les résultats du dernier groupe de travail sur ce dossier à l'OMC à la mi-janvier, Alger a entrepris d'importantes réformes pour rendre son régime commercial compatible avec les règles de l'OMC: adoption de nouvelles lois concernant les barrières techniques au commerce, les questions sanitaires et phytosanitaires (SPS), la propriété intellectuelle (ADPIC), l'antidumping, les mesures de sauvegarde et compensatoires, le régime des prix, l'évaluation en douane et les redevances douanières, l'investissement pour les exportateurs de produits pharmaceutiques, l'importation de boissons alcoolisées, et l'exportation de bovins, ovins et plants de palmiers. Mais beaucoup d'efforts restent à consentir sur les entreprises publiques, les prix sur les hydrocarbures, les droits de commercialisation, le régime de taxation, les subventions à l'exportation et certaines questions liées aux dossiers SPS et ADPIC. Si elle a ficelé, à ce stade, des accords bilatéraux sur l'accès au marché des biens et services avec le Brésil, l'Uruguay, Cuba, le Venezuela et la Suisse, l'Algérie doit encore conclure ses négociations avec l'UE, le Canada, la Malaisie, la Turquie, la Corée du Sud, l'Equateur, les Etats-Unis, la Norvège, l'Australie et le Japon. Les négociations d'adhésion ont débuté en juin 1987. (E.H.)