Bruxelles, 29/01/2008 (Agence Europe) - Réunie mardi 29 janvier à Bruxelles dans le cadre de la 2ème Semaine de l'énergie durable, la réunion interparlementaire sur les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique organisée par le Forum EUFORES, à laquelle ont participé 60 députés européens et nationaux, a appelé à une mise en œuvre stricte des objectifs en matière de renouvelables et d'économies d'énergie (respectivement de 20% chacun, à l'horizon 2020, du bouquet énergétique primaire de l'UE et de la consommation énergétique finale). La présidente et le vice-président d'EUFORES, les députés européens Mechtild Rothe (PSE, allemande) et Claude Turmes (Verts/ALE, luxembourgeois), ont salué les modifications apportées par la Commission européenne à sa proposition de directive sur la promotion et l'utilisation des renouvelables (paquet « énergie et climat », EUROPE n° 9586) par lesquelles les Etats membres ne pourront transférer des garanties d'origine vers un autre Etat membre que s'ils ont accompli leurs objectifs intermédiaires. En effet, selon eux, le mécanisme de garanties d'origine transférable initialement prévu par la Commission aurait probablement mis à mal les systèmes de soutiens existant dans certains Etats membres (Allemagne, Espagne…) qui se sont révélés efficaces pour favoriser le développement de technologies vertes. « La Commission n'a pas cédé devant le lobbying des grandes compagnies d'électricité et tué les systèmes de prix garantis qui permettent aux PME d'investir sur le marché des renouvelables », s'est félicité M. Turmes. En revanche, la direction d'EUFORES a déploré le manque d'engagement de certains Etats membres dans leur plan d'action nationaux pour l'efficacité énergétique que les capitales ont remis à la Commission en juin 2007. « Quelques pays seulement ont fourni des plans complets et prometteurs. L'efficacité énergétique a le meilleur potentiel pour que l'UE réduise sa dépendance aux importations d'énergie et ses émissions de CO2. L'UE ne peut pas accepter plus longtemps le manque de volonté de certains Etats membres pour mettre en œuvre les mesures d'efficacité énergétique », a insisté Mme Rothe. « La Commission doit agir avec des procédures d'infraction et de nouvelles mesures contraignantes au niveau communautaire », a conclu M. Turmes. (E.H.)