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Bulletin Quotidien Europe N° 9574
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/jai

L'UE veut renforcer sa politique anti-drogue en Afrique de l'Ouest

Bruxelles, 07/01/2008 (Agence Europe) - Les Vingt-sept ont décidé le 20 décembre dernier que l'UE devait faire de la lutte contre la drogue une des priorités politiques des relations avec l'Afrique de l'Ouest. Cette région est aujourd'hui la principale plaque tournante du trafic de cocaïne entre l'Amérique latine et l'Europe. On estime à 240 tonnes la quantité de drogue qui transite chaque année entre le Cap-Vert, la Guinée-Bissau et le Sénégal, endroit que l'on surnomme déjà le « Triangle blanc ». Compte tenu de cette situation préoccupante, les ministres ont par conséquent convenu qu'il fallait travailler en étroite coopération avec les organisations politiques compétentes de la partie africaine, à savoir la CEDEAO et l'Union africaine. De même, la coordination au niveau de l'UE devrait être renforcée, notamment à l'aide de mécanismes d'échange d'informations, afin d'optimiser les efforts des Etats membres actifs dans la région, d'éviter les doubles emplois et de créer de nouvelles synergies, soulignent-ils. Il conviendrait également d'assurer une coordination entre l'assistance fournie par l'UE et ses Etats membres et les actions entreprises par d'autres organisations internationales telles que l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Le Conseil considère également que l'UE devrait développer une vision commune du renseignement et de la répression pour la région, afin de tirer le meilleur parti des outils existants (tels qu'Europol et l'Agence Frontex), ainsi que des nouveaux instruments comme le Centre opérationnel d'analyse du renseignement maritime pour les stupéfiants et l'initiative de coopération en matière de répression et de renseignement entre l'Amérique latine et l'Afrique de l'Ouest. Les Vingt-sept ont aussi tenu à rappeler que, pour avoir un impact concret, la politique en matière de drogue doit être étroitement liée aux programmes de développement plus généraux dans la région, y compris ceux concernant la bonne gouvernance et les initiatives de réformes du secteur de la sécurité. A cette fin, ils soulignent la nécessité de mettre en place des partenariats crédibles. Enfin, les ministres jugent que pour garantir une approche équilibrée, et compte tenu du fait que les pays par lesquels la drogue transite tendent à devenir des pays de consommation, il conviendrait de mettre l'accent sur la réduction de la demande. (B.C.)

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