login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9545
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/conseil education

La réforme des universités est indispensable, soulignent les Etats membres

Bruxelles, 16/11/2007 (Agence Europe) - « Une Europe moderne et forte est liée à des universités modernes et fortes, ceci pourrait caractériser les débats d'aujourd'hui », a indiqué le commissaire européen Jan Figel lors de la conférence de presse clôturant le Conseil « Education » de jeudi. Les ministres ont tenu, dans l'après-midi, une discussion approfondie sur la modernisation des universités européennes afin de favoriser la compétitivité de ces dernières dans le cadre de la mondialisation et des nouveaux enjeux qui se présentent à elles. Les Etats membres ont, dans les grandes lignes, approuvé le projet de résolution de la Présidence portugaise qui préconise une réforme des universités, une évolution vers un enseignement de qualité et vers davantage d'autonomie accompagnée d'une mise en réseau afin de tirer le meilleur profit d'une coopération paneuropéenne. « Les universités sont un élément-clé pour le développement économique et social de l'Europe », a indiqué le ministre portugais des Sciences, des technologies et de l'enseignement supérieur Mariano Gago, tout en soulignant l'urgence des réformes à introduire. Il s'est réjoui, dans cette optique, des réformes déjà engagées ou sur le point d'être introduites dans la plupart des Etats membres afin de transformer les universités en véritables pôles d'excellence. « Je suis préoccupé par la mobilité et le manque de dialogue entre les universités et les entreprises », a noté pour sa part le Jan Figel, qui a promis de travailler dans les prochains mois à ces deux défis. Il s'est félicité toutefois de l'importance accordée par les Etats membres aux réformes à engager dans le secteur de l'enseignement supérieur qui s'inscrivent dans le droit fil des neuf recommandations formulées par la Commission visant des aménagements dans trois secteurs: les programmes, la gouvernance et le financement. Le commissaire a également pris note de la volonté des Etats membres d'évoluer vers plus de qualité: « on y travaille », a-t-il souligné, citant les instruments déjà mis en place comme l'assurance qualité et une Agence européenne de la qualité en matière d'éducation.

La mobilité des étudiants issus des milieux socio-économiques moins favorisés était également au centre des débats jeudi après-midi avec un échange de vues sous le thème « élargir la dimension sociale d'Erasmus ». « On a une image d'étudiants (Erasmus) de classe moyenne supérieure », a souligné le ministre Gago. Il se félicite des réponses nationales déjà données à ce problème grâce à des incitations sociales prévues pour les étudiants les plus défavorisés mais a souligné, à l'instar de ses collègues, qu'il fallait songer à un nouveau mode de distribution des bourses Erasmus. Selon le schéma actuel, les grands pays disposent d'un budget plus élevé, même si le nombre d'étudiants est inférieur à celui des pays plus petits. « C'est une situation absurde qui porte préjudice aux étudiants les moins fortunés », a souligné la Présidence portugaise. Ce n'est pas un programme élitiste, a tenu à souligner Jan Figel même s'il reconnaît que beaucoup d'étudiants sont découragés d'y participer pour des raisons financières. Précisant que la Commission avait demandé un budget plus important que celui finalement alloué pour la deuxième génération d'Erasmus, M. Figel a précisé que l'objectif de la Commission était un relèvement des bourses les plus modestes et préconise une transférabilité des bourses pour augmenter la mobilité des étudiants. (I.L.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
CALENDRIER
INTERPENETRATION ECONOMIQUE