Bruxelles, 19/10/2007 (Agence Europe) - A l'occasion du Sommet social tripartite informel qui s'est tenu à Lisbonne jeudi (EUROPE n° 9525), José Manuel Barroso s'est réjoui de l'accord intervenu entre les partenaires sociaux (CES, Businesseurope, CEEP, UEAPME) sur les défis auxquels les marchés européens du travail sont confrontés. Faisant remarquer que les réformes aux niveaux communautaire et national peuvent « guider l'économie », le président de la Commission européenne a toutefois souligné que « ce sont les travailleurs et les employeurs qui se trouvent dans la salle des machines. Ils sont les véritables moteurs de la croissance et de l'emploi». Félicitant les partenaires sociaux d'être parvenus à un accord, M. Barroso les a invités à « œuvrer maintenant avec les États membres pour continuer à se rapprocher de modèles de flexicurité qui adaptent les marchés du travail à la mondialisation tout en offrant aux travailleurs une protection importante et de nouvelles possibilités ». « Les chemins vers la flexicurité diffèrent en fonction du point de départ et des traditions et préoccupations nationales. Ils peuvent parfois ressembler à des montées escarpées, mais atteindre le sommet est essentiel pour notre compétitivité et pour la préservation et le renforcement de notre modèle social», a-t-il conclu. Dans le même registre, le commissaire européen chargé de l'emploi, Vladimír Špidla, a estimé que les partenaires sociaux « ont un rôle fondamental à jouer pour concilier la flexibilité et la sécurité de façon pragmatique, concrète et pertinente pour les travailleurs et les employeurs européens». (O.L.)