Bruxelles, 19/10/2007 (Agence Europe) - La Commission européenne a accueilli avec prudence, jeudi 18 octobre, l'engagement pris par les chefs d'Etat et de gouvernement sud-africain, brésilien et indien, Thabo Mbeki, Lula da Silva et Manmohan Singh, réunis la veille à Pretoria, de contribuer à la conclusion d'un accord multilatéral « juste et acceptable pour tous ». Dans une déclaration conjointe, les trois dirigeants reconnaissent que les textes de compromis Falconer/Stephenson en agriculture et sur les produits industriels (NAMA) constituent une « bonne de base de négociations ». Ils précisent toutefois qu'une sortie de l'impasse actuelle dépend, selon eux, de l'ouverture des marchés agricoles protégés des pays riches. « L'impératif de développement ne doit pas être lié aux demandes disproportionnées émanant des pays développés en matière de produits industriels et de services », ajoutent-ils. « Les résultats de ce sommet semblent être positifs », a commenté jeudi Peter Power, porte-parole du commissaire au Commerce Peter Mandelson, avant de saluer la décision des dirigeants sud-africain, brésilien et indien « de ne pas sortir du processus défini par les textes de compromis discutés à Genève ». « Nous espérons seulement que tous les négociateurs à Genève s'engageront activement pour assumer jusqu'au bout ce processus », a-t-il conclu. Les pays développés attendent toujours davantage de concessions des pays émergents sur les NAMA (EUROPE n° 9518 et 9524). (E.H.)