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Bulletin Quotidien Europe N° 9506
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/kosovo

La troïka invite Belgrade et Pristina à faire de nouvelles propositions pour une solution négociée - Washington craint des hostilités

Bruxelles, 20/09/2007 (Agence Europe) - La Serbie et les Kosovars albanais doivent apporter des « idées et des propositions nouvelles » lors des pourparlers directs prévus le 28 septembre à New York, ont demandé mercredi 19 septembre les trois membres de la troïka internationale sur le statut du Kosovo, dont Wolfgang Ischinger pour l'Union européenne. La troïka, composée de l'UE, des Etats-Unis et de la Russie, a eu les 18 et 19 septembre des réunions séparées à Londres avec des délégations serbes et kosovares, sans résultat tangible. Les espoirs reposent désormais sur les contacts directs que les dirigeants de Belgrade et de Pristina auront la semaine prochaine en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. A cette occasion, « les deux camps doivent présenter des idées nouvelles et originales et faire des propositions réalistes », réclame la troïka dans un communiqué publié après des entretiens jugés « constructifs » à Londres.

Officiellement, l'UE veut toujours croire en une solution négociée, même si les réflexions internes sur les conséquences d'un échec des pourparlers d'ici le 10 décembre (quand la troïka devra faire rapport à l'ONU) vont bon train. « Je crois qu'il existe une possibilité de parvenir à un tel accord. Cette chance est plutôt mince, mais elle existe. Nous retournerons chaque pierre pour arriver à un accord », a commenté Wolfgang Ischinger mercredi à Londres. Il n'a pas voulu donner de réponse détaillée à la question de savoir si le plan Ahtisaari (indépendance du Kosovo sous surveillance internationale) figurait encore à l'ordre du jour.

Alors que la Russie, alliée de la Serbie, refuse de considérer le 10 décembre comme une véritable échéance pour la recherche d'une solution négociée et approuvée par l'ONU, les Etats-Unis craignent des hostilités au Kosovo au cas où une décision sur le statut devait trop traîner. « Nous prenons le travail de la troïka très au sérieux, mais tout le monde doit comprendre qu'il ne peut pas s'agir d'un processus sans fin », a dit le secrétaire d'Etat adjoint américain David Kramer, le 19 septembre, devant des journalistes à Bruxelles. « Les Kosovars perdront patience (…) Notre souci, c'est qu'un processus sans fin aboutisse à des hostilités et à l'instabilité. Personne n'a intérêt à voir cela se produire ». Américains et Européens « partagent ce même avis », a affirmé
M. Kramer après des entretiens avec plusieurs hauts fonctionnaires à la Commission, au Conseil et à l'OTAN. Même si M. Kramer n'a pas voulu « spéculer » sur les conséquences d'un échec des négociations d'ici le 10 décembre, il semble très probable que Washington soutiendrait alors une éventuelle déclaration unilatérale d'indépendance du Kosovo. Le secrétaire d'Etat adjoint américain a aussi reconnu que la question du Kosovo risque de peser lourdement sur les relations, « déjà très compliquées », avec la Russie. (hb)

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