Bruxelles, 20/09/2007 (Agence Europe) - Les professionnels du secteur de la pêche au sein de l'UE n'apprécient pas les messages alarmistes de la Commission européenne sur l'état des stocks halieutiques et demandent une amélioration de la qualité des avis scientifiques.
Dans un communiqué de presse publié jeudi 20 septembre, Europêche (Association des organisations nationales d'entreprises de pêche de l'UE) et la section « pêche » de la COGECA (Confédération générale des coopératives agricoles de l'UE) « accueillent favorablement » les objectifs de la communication de juin dernier de la Commission sur les possibilités de pêche attendues pour 2008. Mais ces organisations reprochent à la Commission des messages « pessimistes et alarmistes » sur l'état des stocks qui « induisent en erreur et culpabilisent à outrance le secteur de la pêche et les milliers de familles qui en dépendent ».
Europêche et la COGECA demandent une augmentation des ressources humaines et financières affectées à la recherche scientifique sur l'état des stocks et dénoncent une utilisation parfois abusive, par la Commission, du principe de précaution. En effet, il arrive que la Commission propose de réduire les quotas uniquement lorsque l'incertitude pèse sur certains avis scientifiques (les quotas du turbot de la mer du Nord ont été souvent réduits alors que le stock s'est amélioré au fil des années). La Commission est invitée à déployer des moyens humains et financiers pour étudier les autres facteurs (que la pêche) de dégradation du milieu marin (conditions climatiques, pollution, prédateurs, extraction du pétrole et du sable…).
Enfin, Europêche et la COGECA se félicitent de la prise en compte croissante, par la Commission, de la dimension économique de la pêche communautaire (organisation d'un important séminaire, les 14 et 15 mai dernier). (lc)