Bruxelles, 20/09/2007 (Agence Europe) - La Commission européenne a publié, le 18 septembre, le rapport annuel consacré aux activités en 2006 d'EURODAC, l'outil biométrique utilisé à l'échelle de l'UE qui contribue à déterminer l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande d'asile. Les chiffres montrent qu'en 2006, le nombre de demandes d'asile enregistrées a diminué, tandis que le nombre de personnes enregistrées comme ayant franchi illégalement la frontière a sensiblement augmenté (+ 64 % par rapport à 2005). En 2006, EURODAC a traité 165 958 séries d'empreintes digitales de demandeurs d'asile, 41.312 de personnes ayant franchi irrégulièrement les frontières et 61 431 de personnes arrêtées en séjour irrégulier sur le territoire d'un Etat membre. Par contre, le nombre de personnes ayant franchi illégalement la frontière et n'étant pas enregistrées reste inconnu. Le rapport indique que, dans 17 % du nombre total de cas, la même personne avait déjà introduit au moins une autre demande d'asile dans le même pays ou dans un autre Etat membre (demandes dites « multiples »). Dans certains cas, plusieurs demandes avaient été présentées par la même personne dans plusieurs Etats membres de l'UE. Ce pourcentage n'a augmenté que de 1% par rapport à 2005, ce qui fait dire à la Commission que l'effet dissuasif du « système de Dublin » (selon lequel un seul Etat membre peut examiner une demande d'asile) commence à se faire sentir. Le rapport détaillé est consultable sur le site de la DG Justice, Liberté et Sécurité de la Commission. Depuis le 15 janvier 2003, les empreintes digitales de toute personne de plus de 14 ans qui introduit une demande d'asile dans l'Union européenne, en Norvège ou en Islande sont stockées dans la base de données dénommée EURODAC. En juin dernier, la Commission a publié un rapport global sur l'évaluation de l'application du système de Dublin, qui comprend à la fois le règlement de Dublin et le règlement EURODAC (EUROPE n°9440). (bc)