Bruxelles, 04/07/2007 (Agence Europe) - « Améliorer les politiques, améliorer les résultats: Un nouvel élan pour la coordination des politiques de l'emploi et sociales »: tel est le sujet dont débattront informellement, ces jeudi 5 et vendredi 6 juillet à Guimarães (Portugal), sous la présidence du ministre portugais du Travail et de la Solidarité sociale, José Antonio Vieira da Silva, les ministres de l'Emploi et des Affaires sociales de l'UE sur base du document de la Présidence. Les ministres feront le point sur l'évolution de la stratégie européenne pour l'emploi et sur la méthode ouverte de coordination (MOC) au cours de leurs dix années d'existence et sur la manière de les exploiter pour relever les défis du futur. Ils discuteront également de priorités stratégiques à long terme dans les politiques sociales et de l'emploi et chercheront à en rationaliser la coordination. Il faut rappeler que la réalisation des objectifs de Lisbonne exigent absolument une coordination meilleure et plus efficace. Par ailleurs, le Commissaire Vladimir Spidla présentera la nouvelle communication de la Commission sur la flexicurité (voir EUROPE n° 9455/9459). Cette présentation contribuera au débat en cours, l'objectif étant que le Conseil européen de décembre adopte une série de principes communs sur la flexicurité.
Jeudi 5 juillet, la Troïka Sociale (composée des ministres des Affaires sociales et de l'Emploi portugais, slovène et français) rencontrera les Secrétaires généraux des partenaires sociaux européens - Philippe de Buck (Businesseurope), Rainer Plassmann (CEEP), Hans-Werner Müller (UEAPME), John Monks (CES/syndicats) ainsi que le directeur du réseau EAPN, Fintan Farrell, et le représentant du PE Jan Andersson. Vendredi 6 juillet, ils feront également connaître leur point de vue aux ministres et au Commissaire Spidla sur des questions telles que le vieillissement actif, la flexicurité et l'intégration active.
Dans son document, la Présidence portugaise fournit quelques données afin de lancer le débat:
Vieillissement actif. En termes de coordination des politiques sociales européennes, le fait d'encourager les travailleurs âgés à se maintenir sur le marché de l'emploi est essentiel. Le taux d'emploi des personnes de plus de 50 ans semble avoir augmenté de 7 points au cours des dix dernières années mais il reste malgré tout inférieur de 17 points à celui des Etats-Unis. La variation entre les différents Etats membres de l'UE se monte à plus de 40%. Le caractère unique des politiques du vieillissement actif vient de ce qu'elles constituent en fait un mix des politiques de l'emploi, des dynamiques du marché du travail, de la formation tout au long de la vie et de la durabilité de la protection sociale.
Flexicurité. Etablir un agenda européen pour accroître la flexibilité et la sécurité sur le marché du travail est une tâche complexe. Il est vital de trouver un équilibre entre les piliers de la flexicurité et de garantir une adéquation entre les différents marchés de l'emploi et les différents groupes qui le composent. Les partenaires sociaux ont un rôle essentiel à jouer ici. Le but est d'encourager l'adaptabilité des entreprises dans un contexte de compétitivité des marchés tout en renforçant la sécurité et les objectifs du travail décent récemment approuvés par le Sommet européen. Les instruments européens tels que les comités de l'emploi et de la protection sociale et un usage ambitieux et efficace des plans d'action nationaux peuvent s'avérer très utiles pour le développement futur de ces objectifs.
Intégration active. L'établissement de cadres nationaux efficaces pour la promotion de l'inclusion sociale des groupes les plus désavantagés bénéficiera certainement d'une approche européenne bien articulée. De telles stratégies sont bonnes pour tout le monde et donnent la possibilité aux citoyens d'améliorer leurs compétences et leur performance économique et sociale. Dans le même esprit, la perspective d'avoir des services sociaux d'intérêt général de qualité dans le contexte de politiques familiales modernes peut avoir des effets positifs sur la promotion de la qualité de la vie et sur le défi démographique, comme par exemple l'Alliance européenne pour les familles.
Les instruments européens déjà disponibles, et par-dessus tout la méthode ouverte de coordination (MOC), peuvent donner une nouvelle impulsion positive et décisive vers une coordination plus efficace des politiques entre les Etats membres, note encore la Présidence qui demande aux participants de répondre aux questions suivantes: (1) selon vous, quels secteurs et dimensions des politiques sociales et de l'emploi devraient être des priorités stratégiques à long terme pour l'Europe et les Etats membres, et lesquels pourraient améliorer les efforts de coordination de l'Europe ? (2) quelles mesures spécifiques seraient utiles pour améliorer la stratégie européenne de l'emploi et la méthode ouverte de coordination, et les transformeraient en instruments plus efficaces, tant en termes de procédures que de résultats ? (3) Comment la cohérence et l'articulation de la méthode ouverte de coordination peuvent-elles être améliorées, à la fois de manière interne (rôle des comités de l'emploi et de la protection sociale entre autres) et extérieurement (visibilité politique et publique, interconnexion avec les autres domaines politiques ? (gb)