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Bulletin Quotidien Europe N° 9447
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/recherche

Les dépenses de recherche des entreprises européennes n'ont toujours pas progressé

Bruxelles, 15/06/2007 (Agence Europe) - La Commission européenne a publié, lundi 11 juin, un nouveau rapport sur la situation de l'Europe en matière de recherche et d'innovation. Intitulé “Chiffres clés de la science, de la technologie et de l'innovation en 2007 », il confirme que l'intensité de la R&D (dépenses de R&D exprimées en pourcentage du PIB) en Europe stagne depuis le milieu des années 1990, alors que ses principaux concurrents, notamment le Japon, la Chine et la Corée du Sud, ont pu accroître sensiblement leurs efforts de R&D. Les chiffres clés pour 2007 indiquent que les différences de structure industrielle entre l'UE et des pays tels que les États-Unis sont la principale cause de cette faiblesse de la R&D dans les entreprises, l'UE disposant d'un secteur des hautes technologies plus restreint, alors que c'est ce secteur dont les dépenses en R&D sont de loin les plus élevées.

En 2005, 1,84% seulement du PIB a été consacré à la R&D dans l'UE-27, ce qui reste inférieur au niveau des États-Unis, du Japon ou de la Corée du Sud. On observe également un rattrapage rapide des économies émergentes telles que la Chine. Si les tendances actuelles se maintiennent, la Chine aura rattrapé l'UE en 2009 en termes d'intensité de la R&D. Toutefois, les États membres à haute intensité de R&D, tels que l'Autriche, l'Allemagne, la Finlande et le Danemark montrent qu'il est possible de maintenir ou d'augmenter l'intensité de la R&D au-dessus de 2%, voire 3%. Plus de 85% de l'écart d'intensité de R&D entre l'UE et ses principaux concurrents tient aux différences de financement de R&D par les entreprises. Le bas niveau des dépenses de R&D du secteur privé en Europe par rapport aux États-Unis est principalement dû aux différences de structure industrielle et à la taille réduite du secteur des hautes technologies dans l'UE. Concernant l'excellence dans la recherche, bien que l'UE soit le plus gros producteur mondial de connaissances scientifiques, le rayonnement de la science européenne est plus faible que celui de la science américaine. L'Europe est devancée par les États-Unis dans toutes les disciplines scientifiques en termes de nombre de citations et de publications les plus fréquemment citées. En outre, les universités de l'UE sont largement sous-représentées dans le haut du classement sur la base des indicateurs bibliométriques des plus grandes universités du monde. Enfin, le lien entre la technologie (inventions brevetées) et la base scientifique est bien plus faible dans l'UE qu'aux États-Unis. L'Europe a du mal à percer dans les nouvelles industries de haute technologie. Le rapport peut être consulté sur Internet: http: //ec.europa.eu/invest-in-research/monitoring/statistical01_en.htm (oj)

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