Bruxelles, 15/06/2007 (Agence Europe) - Les dirigeants européens sont deux fois plus nombreux (90%) que leurs homologues américains (50% seulement) à être convaincus de la nécessité d'agir immédiatement contre le réchauffement planétaire si l'on veut éviter, à l'avenir, une spirale de coûts. C'est ce que révèle un sondage réalisé conjointement et publié le 14 juin par Gallup et Friends of Europe.
Mais au-delà de cette différence majeure, ce sondage identifie des points de convergence transatlantique dans l'approche de ce phénomène global.
Ainsi les dirigeants américains et européens reconnaissent pour la plupart (à 90% pour les Européens et à 77% pour Américains) que les émissions en provenance des secteurs de l'énergie et des transports doivent être réduites de 60% à 80% d'ici à 2050.
De même, les leaders de l'UE et des Etats-Unis sont en proportion égale pessimistes quant à la possibilité de changer le comportement des consommateurs pour favoriser des économies d'énergies. Deux tiers des personnes interrogées (67% environ tant dans l'UE qu'aux Etats-Unis) s'accordent à penser que si les décideurs politiques mettrent trop l'accent sur les biocarburants, les consommateurs seront incités à la complaisance et moins susceptibles de modifier leurs habitudes de vie.
La moitié des leaders européens et américains sont d'accord pour considérer que les biocarburants n'apporteront probablement pas une contribution décisive à la réalisation d'objectifs de réductions des émissions post-2012. Et 43% estiment que si un accord peut être conclu pour succéder au Protocole de Kyoto, les biocarburants n'aideront pas à réaliser le moindre objectif de réduction.
73% des leaders de part et d'autre de l'Atlantique considèrent que sans appui des gouvernements, l'industrie des biocarburants ne pourrait rester viable si les prix du pétrole et du maïs venaient à exploser.
Les résultats de ce sondage réalisé auprès d'un échantillon de 130 personnalités dirigeantes aux Etats-Unis et dans l'UE donnent un instantané de l'opinion de part et d'autre de l'Atlantique sur les politiques climatiques. Ils ont alimenté un dialogue transatlantique télévisé sur le changement climatique qui a eu lieu le 14 juin entre Washington DC et Bruxelles, dans le cadre de la Semaine verte organisée du 11 au 15 juin par la Commission européenne. (an)