*** JOSEPH W. GOODMAN: Telecommunications Policy-Making in the European Union. Edward Elgar Publishing Ltd (Glensanda House, Montpellier Parade, Cheltenham, Glos GL50 1UA, UK. Tél.: (44-1242) 226934 - fax: 262111 - Courriel: info@e-elgar.co.uk - Internet: http://www.e-elgar.com ). 2006, 299 p.. ISBN 1-84376-806-2.
"En un peu plus d'une décennie après la publication du Livre vert de 1987, la Commission a été capable d'aider à l'établissement d'un cadre législatif global pour les télécommunications. Ce qui a eu pour résultat d'introduire la concurrence dans presque tous les aspects du secteur et de permettre à des centaines de millions d'usagers européens des télécommunications d'avoir dorénavant accès à des services de télécommunication de meilleure qualité et moins chers", écrit Joseph Goodman dès les premières pages. Et maintenant, vingt ans après ce "Livre vert", le mouvement continue, entre autres pour répondre aux nouveaux impératifs imposés par les progrès technologiques et la convergence des plateformes (télévision, Internet…).
Cet ouvrage retrace l'harmonisation et la libéralisation du secteur des télécommunications dans l'Union, depuis les monopoles nationaux jusqu'aux défis actuels (plus précisément jusqu'en 2003) liés notamment à la convergence des médias, et étudie la façon dont les politiques en la matière ont pris corps. Il s'intéresse en particulier aux directives qui constituent les pièces maîtresses de l'ensemble législatif dessiné par l'Union européenne en 1998. Il faut dire que cette dernière a fourni un effort important et constant dans ce domaine, comme l'illustre, par exemple, la refonte de la directive "Télévision sans frontières". Effort payant, selon l'auteur: "La Commission a accompli ce qui aurait été inconcevable pour beaucoup de gens dans les années 80. Presque universellement, l'ensemble de la législation sur les télécommunications de 1998 a été acclamé comme un grand succès".
Dans un premier temps, l'ouvrage s'attache à décrire le cadre historique de l'évolution des télécommunications en Europe (au niveau de l'Union, mais aussi des Etats membres) ainsi que de ses acteurs. Au niveau national, il se penche tout particulièrement sur l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni car ces pays présentaient des cadres législatifs différents entre eux, mais illustrant assez bien la variété européenne. Les deuxième et troisième parties s'intéressent plus précisément à la formulation des politiques au niveau communautaire, sans toutefois perdre de vue les fortes interactions existantes entre les nombreux acteurs qui y interviennent. Constatant que "la magnitude des changements dans les télécommunications européennes rend impossible de passer en revue dans ce livre toutes les évolutions", Joseph Goodman s'en tient donc à l'analyse des points les plus importants et pertinents, comme par exemple la directive sur les "réseaux ouverts" (Open Network Provision directive). Outre le cadre institutionnel et législatif, ces deux parties montrent bien, entre autres, comment la Commission s'est faite plus présente et affirmative en évoquant ses pouvoirs formels au fur et à mesure que le contexte se faisait plus favorable et comment chaque directive est le fruit de procédures différentes et répond à des pressions et des contraintes différentes. La quatrième partie dégage les perspectives futures, notamment à la lumière de la directive sur les communications électroniques.
La conclusion porte sur l'utilité de l'approche du "nouvel institutionnalisme" pour l'étude du processus législatif européen au sens large, la question de la méthodologie restant bien présente aux yeux du chercheur tout au long de l'ouvrage. C'est que, comme d'autres auteurs, Joseph Goodman souligne, dès l'ouverture du livre consacrée à sa méthodologie, que pour pouvoir saisir convenablement un processus aussi complexe, il est nécessaire d'avoir recours à différentes approches théoriques, telles que l'institutionnalisme historique, l'institutionnalisme du choix rationnel ou encore une approche basée sur les acteurs et leurs interactions en réseau. D'autre part, ce livre - fruit des six années de recherches que l'auteur a passées en tant que doctorant à Oxford et qui s'adresse tant à ceux qui s'intéressent au secteur européen des télécommunications qu'aux étudiants de l'intégration européenne - illustre comment, pour reprendre ses propres mots, "les efforts de réforme du secteur des télécommunications entrepris au niveau national résultent du besoin perçu de réagir aux pressions extérieures et, au niveau de la Communauté européenne, de "rattraper" les Etats-Unis et le Japon".
Frederik Ronse
*** SUSANNE NIKOLTCHEV (sous la dir. de): IRIS Spécial: services de médias audiovisuels sans frontières. La mise en œuvre du cadre réglementaire. Observatoire européen de l'audiovisuel (76 allée de la Robertsau, F-67000 Strasbourg. Tél.: (33-3) 88144400 - fax: 88144419 - Courriel: obs@obs.coe.int - Internet: http://www.obs.coe.int ). 2006, 78 p., 58,50 €. ISBN 92-871-6114-7.
Dans le contexte de la révision de la directive "Télévision sans frontières" qui, explique Susanne Nikoltchev, "soulève de nombreuses interrogations concernant l'avenir de la réglementation des services linéaires et non-linéaires", ce rapport de l'Observatoire européen de l'audiovisuel établit un bilan des défis qui se multiplient dans le domaine de la régulation de la radiodiffusion et s'intéresse à leur impact sur le nouveau cadre réglementaire. Après avoir dessiné l'historique de la réglementation de la radiodiffusion télévisuelle, les auteurs proposent une analyse de l'application pratique de la directive TVSF dans sa forme actuelle, mais aussi de celle de son pendant du Conseil de l'Europe, à savoir la Convention européenne sur la télévision transfrontière. La cohabitation de ces deux instruments suite à l'achèvement du processus de révision de la directive communautaire est également étudiée, notamment à la lumière du fait que ces deux textes seront sans doute "en décalage" pendant une certaine période.
(PBo)
*** SUSANNE NIKOLTCHEV (sous la dir. de): IRIS Spécial: la culture de service public de radiodiffusion. Observatoire européen de l'audiovisuel (voir coordonnées supra).2007, 194 p., 62,50 €. ISBN 92-871-6187-1.
Comment le service public de radiodiffusion et la culture sont-ils liés ? Telle est la question centrale qu'aborde cette publication de nature juridique en apportant des informations détaillées sur les systèmes réglementaires prévalant dans quatorze pays (Allemagne, Bulgarie, Danemark, Espagne, Finlande, France, Hongrie, Italie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, Roumanie et Royaume-Uni, mais aussi Suisse). Pour chacun d'eux, elle présente d'abord les règles étayant la mission, les modèles économique et financier du service public de radiodiffusion, ainsi que les structures et procédures s'appliquant à la prise de décision au sein de ces organismes. A partir de ces informations, elle analyse ensuite, toujours pays par pays, l'influence que les aspects nationaux, culturels ou sociétaux pertinents ont sur le système concerné. En outre, elle examine encore dans quelle mesure la diversité se reflète dans la structure organisationnelle des radiodiffuseurs de service public, certaines questions traitées au niveau européen étant aussi brièvement abordées.
(PBo)
*** Trends in European television - Les tendances de la télévision européenne - Trends im europäischen Fernsehen. Yearbook - Annuaire - Jahrbuch 2006, volume/band 2. Observatoire européen de l'audiovisuel (voir coordonnées supra).2006, 221 p., 125 €. ISBN 92-871-6042-3.
Bourrée de graphiques et de tableaux, cette publication de l'Observatoire européen de l'audiovisuel est une mine unique de renseignements sur le monde de la télévision. Il passe en revue le marché audiovisuel mondial (groupes mondiaux de communication, taille du marché audiovisuel européen, acteurs de la convergence), les entreprises de radio et télévision en Europe (notamment croissance et performances financières des diverses familles d'entreprises de radio-télévision), leur financement (ainsi que les investissements publicitaires et la diversification des revenus des diffuseurs privés), la transition vers la télévision numérique (service de télévision par Internet, développement de la télévision numérique terrestre…), l'offre de chaînes et l'avènement de l'univers multichaînes, les tendances de l'audience télévisuelle, celles de la programmation et les entreprises de production.
(MT)
*** ARLETTE FRANCO: L'organisation et le financement du sport en Europe. Le sport et l'Union européenne: des valeurs communes, un potentiel à exploiter et des défis à relever. Délégation pour l'Union européenne de l'Assemblée nationale (Boutique de l'Assemblée nationale, 7 rue Aristide Briand, F-75007 Paris. Tél.: (33-1) 40630033 - Internet: http://www.assemblee-nationale.fr ). Collection "Documents d'information", n° 3642. 2007, 86 p, 3,50 €. ISBN 2-11-121958-4.
Même si la Constitution reste dans les limbes et, avec elle, l'article qui reconnaissait la spécificité du sport, celui-ci s'invite de plus en plus clairement à l'agenda européen, que ce soit par le biais du "Livre blanc" promis par la Commission et du débat ministériel informel organisé récemment par la Présidence allemande. D'où l'intérêt de ce rapport qui, à travers une comparaison de la place du sport dans six Etats membres, s'emploie à identifier des défis communs pour lesquels une approche coordonnée serait pertinente.
(MT)
*** ROBIN MARK, MIREILLE POUGET, EDWARD THOMAS (sous la dir. de): Adults in Higher Education. Learning from Experience in the New Europe. Peter Lang AG (32 Hochfeldstrasse, Postfach 746, CH-3000 Berne 9. Courriel: info@peterlang.com - Internet: http://www.peterlang.com ). 2006, 512 p., 70 €. ISBN 3-03910-717-8.
Au vu de la volonté de l'Union de devenir la première économie de la connaissance au travers du processus de Lisbonne, il est évident que l'éducation a un rôle crucial à jouer, tant en matière d'inclusion sociale que de compétitivité économique. Cependant, l'éducation des adultes - ou éducation continue - occupe encore bien souvent le rôle de parent pauvre dans le panorama éducatif de nombreux pays membres, alors même que la dynamique démographique du continent et l'accélération du rythme auquel les connaissances et qualifications professionnelles deviennent obsolètes impliqueraient que cette forme d'éducation soit davantage prise en compte. La Commission, parfaitement consciente de ce défi, a financé de 2001 à 2004 le projet Alpine (pour "Adults Learning and Participating in Education Project"), dont cet ouvrage - qui en est à sa deuxième édition, afin d'y inclure les nouveaux pays membres - est tiré. Son objectif est d'informer les membres du corps éducatif et les responsables administratifs et politiques actifs dans le domaine de l'éducation supérieure (dans le sens "belge" du terme, c'est-à-dire de niveau universitaire et associé) sur les bonnes pratiques, même si le livre pourra également intéresser ceux qui sont actifs dans d'autres domaines de l'éducation continue. Une première partie, prise en charge par Robin Mark, présente les grands traits généraux de l'éducation supérieure des adultes ainsi que les défis communs au niveau européen. Le cœur de l'ouvrage consiste toutefois en une série de vingt rapports nationaux portant principalement sur les nouveaux membres de l'Union mais aussi sur d'anciens comme, par exemple, l'Allemagne, la Belgique, la France l'Italie ou la Grande-Bretagne. La section consacrée à la Belgique, prise en charge par Anne-Marie André et Geneviève Cochez, fait bien ressortir les différences entre les systèmes flamand et francophone. Chacun de ces rapports dresse un tableau de l'éducation des adultes dans les universités du pays, identifient les difficultés principales et les groupes les plus fragiles (chômeurs, personnes isolées...), mais présente aussi les bonnes pratiques ayant permis d'atteindre des résultats dans ce pays. Mireille Pouget et Edward Thomas concluent l'ouvrage en synthétisant les contributions nationales - en particulier celles des pays d'Europe centrale et orientale, dont les universités ont subi le plus de changements depuis les années nonante - pour faire ressortir les obstacles les plus communs, qui sont en général liés à l'apprenant lui-même (appartenance à une minorité, manque de temps et d'argent…), ainsi que les solutions pouvant être appliquées.
(FRo)
*** LAURENCE JEANNOT: Introduction des TICE en contexte scolaire et autonomie dans l'apprentissage des langues étrangères. Stratégies et compétence d'apprentissage dans des dispositifs mixtes en France et en Allemagne. Peter Lang (1 Moosstrasse, CH-2542 Pieterlen. Tél.: (41-32) 3761717 - fax: 3761727 - Courriel: info@peterlang.de - Internet: http://www.peterlang.de ). Collection "Kolloquium Fremdsprachenunterricht", n° 26. 2006, 242 p., €. ISBN 3-631-55022-7.
Basé sur une thèse soutenue à l'Université de Franche-Comté en co-tutelle avec l'Université de Brême, cet ouvrage s'intéresse de manière savante à l'apport des technologies de l'information et de la communication pour l'apprentissage et le développement de la connaissance des langues. De manière plus précise, Laurence Jeannot étudie surtout la manière dont ces "nouvelles" technologies peuvent contribuer à l'autonomisation de l'apprenant dans son appropriation d'une langue. Elle se fonde notamment sur une enquête et une étude de cas conduites en France et en Allemagne, ce qui lui permet notamment de montrer que les élèves ont tendance à reproduire les comportements de classe, spécialement dans le domaine de l'évaluation où les attentes à l'égard de l'enseignant restent fortes.
(PBo)
*** CLAUDE TRUFFIN: L'Université déchiffrée. Le financement des Universités en Communauté française de Belgique. Editions de l'Université de Bruxelles (26 av. Paul Héger, CP 163, B-1000 Bruxelles. Tél.: (32-2) 6503799 - fax: 6503794 - Courriel: editions@admin.ulb.ac.be - Internet: http: //www-editions-universite-bruxelles.be). Collection "Education". 2006, 139 p., 15 €. ISBN 2-8004-1384-0.
Aujourd'hui administrateur délégué du Centre d'étude de l'énergie nucléaire et conseiller du président et du recteur de l'Université libre de Bruxelles pour la recherche et développement, le physicien Claude Truffin s'emploie à expliquer, dans cet ouvrage, ce que sont les mécanismes de financement des universités de la partie francophone de la Belgique, d'exposer leur évolution récente et d'analyser les conséquences que leur complexité grandissante fait peser sur la survie même de ces institutions désormais résolument engagées, processus de Bologne aidant, dans un Espace européen de l'enseignement supérieur où prévalent des comparaisons de la qualité des institutions, ce qui suppose une analyse lucide des moyens qui leur sont accordés pour remplir leurs missions.
(MT)