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Bulletin Quotidien Europe N° 9415
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/environnement

La Commission publie un atlas scientifique identifiant l'impact des nutriments sur l'environnement, et les régions d'Europe les plus polluées par ces produits agrochimiques

Bruxelles, 26/04/2007 (Agence Europe) - C'est aux Pays-Bas, en Belgique, au Danemark, en France, en Irlande et en Italie que l'on trouve les zones terrestres et aquatiques les plus polluées par les nutriments - ces produits agrochimiques comme les engrais, qui se retrouvent dans l'environnement via l'agriculture, les installations de traitement des eaux résiduaires, et l'industrie. Si les nutriments sont essentiels pour les plantes et les animaux, leur présence en quantité excessive peut conduire à une diminution sensible de la qualité des sols et des eaux. Un nouvel atlas scientifique, que vient de publier la Commission, met pour la première fois en évidence la pression exercée par les nutriments et leurs sources sur les écosystèmes, et identifie les régions d'Europe contenant de vastes zones polluées.

Cet atlas est le fruit de l'initiative FATE ("Fate of Pollutants in Terrestrial and Aquatic Ecosystems") menée au Centre commun de recherche (CCR) de la Commission. Les données recueillies montrent que l'excès d'éléments nutritifs dans les zones à forte activité agricole varie considérablement entre les pays européens, les Pays-Bas arrivant en tête avec 200 kg/ha, alors qu'on ne dépasse pas 40 kg/ha en Italie. On constate également une grande diversité des niveaux de concentration au sein des différents pays. En France, par exemple, l'excès d'azote total est de 50 kg/ha, alors que la Bretagne atteint, à elle seule, un niveau de plus de 120 kg/ha. Les scientifiques ont pu montrer que la perte excessive d'éléments nutritifs est souvent due à des pratiques telles que la surfertilisation (les apports d'engrais azotés sont parfois deux fois plus élevés que nécessaire) et qu'on peut donc la prévenir de manière relativement aisée et peu coûteuse. Les scientifiques ont mis en évidence un lien étroit entre la pression accrue des nutriments sur l'environnement et une forte densité de production animale. L'équipe a par ailleurs évalué l'impact de plusieurs scénarios de changement climatique et montré que les agriculteurs dans les zones de production déjà intensive seront contraints d'accroître l'utilisation d'engrais pour maintenir des rendements optimaux, tandis que la demande de ressources en eau augmentera également, ce qui grèvera encore plus l'approvisionnement en eau de l'Europe. (an)

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