Bruxelles, 16/03/2007 (Agence Europe) - Malgré les progrès accomplis, un certain nombre de problèmes urgents en matière de droits de l'homme demeurent au Nigeria, un pays miné par la corruption, les arrestations arbitraires et la torture, les exécutions extrajudiciaires et la violence politique, constate le PE dans une résolution du groupe PPE-DE adoptée jeudi par 36 voix pour, 24 contre et une abstention. Les députés demandent au gouvernement nigérian de prendre sans délai des mesures efficaces pour lutter contre ce type d'exactions et notamment abolir la peine de mort et intervenir dans les cas individuels de personnes condamnées en vertu de la loi de la charia à la peine de mort, l'amputation, la flagellation et d'autres traitements inhumains et dégradants. Et d'inviter le parlement nigérian à ne pas adopter la loi interdisant le mariage homosexuel sous sa forme actuelle. En vue des élections nationales prévues en avril 2006, toutes les parties devraient déclarer publiquement leur volonté de mettre fin aux violences, aux exécutions, aux intimidations et aux autres violations des droits de l'homme, recommande le PE. (ab)