Bruxelles, 26/02/2007 (Agence Europe) - La Banque européenne d'investissement (BEI) et la Fédération bancaire européenne organisent les 22 et 23 mars, à Paris, une conférence sur les « transferts financiers des migrants dans l'espace euroméditerranéen ». D'éminentes personnalités du monde bancaire et financier de tous les pays de la région y sont attendues. Au niveau mondial, ces transferts sont « considérables », explique Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la BEI. Ces transferts ont augmenté de 130% au cours des cinq dernières années. La BEI est engagée depuis 2006 dans l'identification de ces transferts dans la zone Euromed. Les conclusions d'une étude réalisée l'an dernier, financée par la FEMIP (Facilité Euromed d'investissement et partenariat), permettent, selon M. de Fontaine Vive, de montrer l'importance de ces flux financiers venant pour l'essentiel d'Europe et qui représentent entre 2 et 22% du PIB des pays d'origine, soit environ 8 milliards d'euros par an pour les huit pays méditerranéens couverts par l'étude. En réalité, ces chiffres sont vraisemblablement encore plus importants en raison des transferts « informels » qui seraient jusqu'à quatre fois plus importants que les envois officiels. Outre le regret que de telles sommes ne soient pas « bancarisées », la BEI relève aussi que les transferts officiels méritent aussi d'être analysés car l'acheminement passe souvent par des sociétés aux pratiques non transparentes et à des coûts parfois trop élevés (jusqu'à 16% du montant initial, selon la BEI). (fb)