Bruxelles, 12/01/2007 (Agence Europe) - A compter du 1er juillet 2007, l'UE sera dotée d'une législation permanente sévère sur les conditions d'importation d'oiseaux vivants (faucons, perroquets) en provenance des pays tiers. Ainsi en a décidé, le 11 janvier, le Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale. Des mesures provisoires avaient été mises en place en octobre 2005, au plus fort de l'épizootie de grippe aviaire, prévoyant une interdiction, pour les pays de l'UE, d'importer les oiseaux vivants (à l'exclusion des volailles) originaires de pays tiers. En décembre dernier, la Commission européenne avait fait part de son intention de remplacer cet embargo temporaire par des règles permanentes strictes, à la lumière de l'avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), rendu le 14 novembre, sur les risques, pour la santé et le bien-être des animaux, liés à l'importation dans la Communauté d'oiseaux autres que les volailles. L'EFSA avait confirmé les risques de propagation des maladies virales, telles que l'influenza aviaire et la maladie de Newcastle, par l'importation d'oiseaux autres que les volailles (EUROPE n°9319).
Voici les caractéristiques du nouveau régime d'importation des oiseaux vivants envoyés en Europe par les pays tiers et qui entre en vigueur à partir du 1er juillet 2007.
Un groupe limité de pays tiers: la liste des pays autorisés à exporter vers l'UE des oiseaux vivants se limite à un petit nombre de pays. Il s'agit de ceux qui ont actuellement le droit d'exporter de la volaille dans les pays de l'UE, à savoir les Etats-Unis, l'Australie, certains Etats du Brésil, le Canada, le Chili, la Croatie, Israël et la Nouvelle-Zélande. Ces pays sont ceux qui respectent des règles très strictes en matière de santé animale, explique la Commission. D'autres pays tiers géographiquement très proches de l'UE, et qui appliquent des normes équivalentes (à celles des pays de l'UE) de protection des oiseaux, ne devront pas respecter les dispositions du règlement. Les pays qui bénéficient de cette dérogation sont la Norvège, la Suisse, Andorre, le Liechtenstein, Monaco, Saint-Marin et le Vatican.
Pas d'oiseaux sauvages et des puces d'identification: les nouvelles règles bannissent l'importation des oiseaux qui ont été capturés dans la nature. « En raison du risque important de contamination par les oiseaux sauvages, seuls les oiseaux élevés en captivité dans des établissements homologués pourront entrer dans l'UE », précise la Commission. Ainsi, seuls les oiseaux issus d'élevages en captivité pourront être expédiés dans l'UE. A supposer, toutefois, qu'il existe une méthode permettant de distinguer les oiseaux capturés dans la nature de ceux élevés ou nés en captivité. En outre, les pays exportateurs vont devoir prouver l'absence de grippe aviaire et de maladie de Newcastle sur leur territoire et les oiseaux expédiés dans l'UE ne doivent en aucun cas avoir été vaccinés contre la grippe aviaire. Tous les oiseaux importés porteront une bague ou une puce d'identification.
Quarantaine renforcée: tous les oiseaux captifs importés devront rester en quarantaine « au moins pendant 30 jours » dans des centres homologués de l'UE. Les volatiles ne pourront sortir de quarantaine qu'après le feu vert d'un vétérinaire. De plus, des contrôles plus stricts seront réalisés lors du transport des oiseaux entre les postes-frontières et le centre de quarantaine. La Commission va dresser une liste des centres de quarantaine homologués dans chacun des Etats membres et des procédures de quarantaine utilisées.
Collecte de données: les Etats membres seront tenus de fournir des informations précises à la Commission sur les importations de ces oiseaux et les conditions en place de quarantaine. Selon la Commission, l'ensemble de ces nouvelles règles devraient permettre aussi d'améliorer les conditions de transport de ces oiseaux. (lc)