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Bulletin Quotidien Europe N° 9208
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/pe/bce

Réactions négatives à la nouvelle hausse des taux - Chez Pervenche Berès, l'Unice et EuroCommerce

Bruxelles, 09/06/2006 (Agence Europe) - Les premières réactions à la décision de la Banque centrale européenne d'augmenter une nouvelle fois ses taux d'intérêt (EUROPE N.9207) ont été carrément négatives, aussi bien au Parlement européen que du côté de l'industrie.

La socialiste française Pervenche Berès, présidente de la commission économique et monétaire du PE, déplore dans un communiqué: « Pour la troisième fois depuis le 2 décembre 2005, la BCE a décidé d'augmenter son taux directeur d'un quart de point, alors qu'enfin l'économie européenne commence à retrouver son dynamisme (…). Encore une fois, cette décision s'inscrit dans la philosophie du « mieux vaut prévenir que guérir » de la BCE concernant les risques inflationnistes. (…) Cette décision (…) rend plus difficiles les choix d'investissement des entreprises, notamment les PME. Le coût des emprunts que les entreprises ne peuvent pas anticiper, s'accroît (…). La BCE devrait veiller à ne pas entraver la croissance et à ne pas agir sans tenir compte des effets de ses décisions sur l'environnement économique global ».

Du côté du patronat, l'Unice relève dans un communiqué les actuels signes de reprise, alors que « aucun éclat de pressions inflationnistes domestiques n'est en vue, et que l'euro s'est apprécié de manière significative depuis la dernière hausse des taux en mars ». Son président Ernest-Anoine Seillière, commente: « La durabilité de cette reprise ne devrait pas être considérée comme acquise, et il y a des risques liés aux développements des taux de change. La BCE devrait tenir compte de ces considérations face à une inflation modeste. La BCE devrait reconnaître, dans ses futures décisions (…) que l'euro s'approche d'un seuil douloureux pour les entreprises de l'UE ».

EuroCommerce est aussi très sévère, et met en garde contre « l'impact potentiel de cette hausse (…) sur le pouvoir d'achat, la consommation, la croissance et l'emploi ». Les consommateurs n'ont pas confiance et tendent à réduire leur dépense, ce qui a un effet négatif pour le commerce, prévient un communiqué de l'organisation. Nous sommes « un des rares secteurs qui créent encore de l'emploi », rappelle pour sa part le Dr Bernert, président d'EuroCommerce.

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