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Bulletin Quotidien Europe N° 9208
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/environnement

La qualité des eaux de baignade de l'UE est toujours bonne pour les eaux côtières mais se détériore à l'intérieur des terres - Interdire les sites de baignade n'est pas la solution !

Bruxelles, 09/06/2006 (Agence Europe) - L'Union européenne n'a pas à rougir de la qualité de ses eaux de baignade. Le rapport annuel que vient de publier la Commission européenne pour la saison balnéaire précédente révèle qu'à l'aune des critères bactériologiques et physicochimiques de la directive 76/160/CE, les eaux côtières de l'UE-25 étaient en 2005 à 96,1% conformes aux exigences de qualité minimale obligatoire - un score honorable, mais néanmoins légèrement moins bon que l'année précédente (96,7%). Le taux de conformité de ces eaux du large avec les valeurs cibles de la directive, plus strictes mais non contraignantes, s'est, lui, amélioré, puisqu'il atteignait 89,1% en 2005 (contre 88,5% en 2004)

Quant aux eaux intérieures (rivières et lacs), leur qualité, traditionnellement moindre selon la tendance observée au cours des dernières années, a enregistré une chute sensible avec un taux de conformité de 85,6% seulement avec les exigences minimales requises (contre 89,4% en 2004). Le taux de conformité avec les valeurs cibles a, pour sa part, poursuivi son déclin pour tomber à 63,1% (contre 66,5% en 2004 et 67,9% en 2003).

Ce rapport de performances fait la synthèse des données fournies par tous les Etats membres et couvre 20 914 sites de baignade de l'UE, dont 14 230 zones côtières et 6 684 sites d'eau douce. Il contient pour la première fois les données de la Hongrie, la Lettonie, Malte et la Pologne - quatre pays qui, faute d'avoir procédé à un échantillonnage suffisant de leurs eaux (seulement 39% des zones côtières et 43% des zones d'eau douce), affichent de piètres performances, peut-être à tort, et font chuter le score global de l'Union européenne.

Les six autres nouveaux Etats membres qui figurent dans le rapport pour la deuxième année consécutive ont en revanche sensiblement amélioré leurs résultats. Chypre fait figure de champion toutes catégories avec un taux de conformité de 100% de ses eaux côtières tant avec les exigences minimales que les valeurs cibles indicatives. La Lituanie se distingue par son score excellent pour la qualité de ses eaux douces, conforme à 98,2% avec les normes obligatoires (contre 58,5% l'année précédente).

« L'été a commencé. Des millions de citoyens européens et du monde entier vont se rendre en vacances dans nos pays. Ils doivent savoir que nos eaux de baignade sont propres, comme elles sont tenues de l'être pour éviter les risques d'infection. La directive européenne de 1976 protège la santé publique en exigeant le respect de normes de propreté. Cette année, nous avons adopté la directive révisée qui va progressivement moderniser la législation actuelle. Ce texte est important non seulement pour la santé publique, mais aussi pour l'économie car les eaux de baignade sont précieuses pour les activités touristiques », a déclaré Stavros Dimas, Commissaire à l'environnement, en présentant le rapport à la presse. S'il est globalement satisfait de la qualité relativement stable des eaux côtières, le Commissaire s'est dit préoccupé par la détérioration des eaux douces, qui affichent 15% de sites non conformes aux exigences de la législation communautaire, soit deux fois plus qu'il y a deux ans. « J'espère que les quatre nouveaux Etats membres vont accroître leur échantillonnage pour redresser la barre l'an prochain, comme l'ont fait les six Etats membres qui avaient été pointés du doigt l'an dernier pour le même manquement », a déclaré M. Dimas. Mais les anciens Etats membres en ont pris également pour leur grade. Le Commissaire leur reproche de déclasser les sites pollués afin de les interdire à la baignade, plutôt que de procéder à leur nettoyage, comme ils sont tenus de le faire. Ainsi de nombreux sites de baignade ont purement et simplement disparu des listes nationales de sites soumis aux exigences de la directive (103 plages et 223 zones d'eau douce en 2005 et quelque 7000 sites depuis 1990). « Cela sans explication. D'où les procédures d'infraction engagées contre 11 Etats membres », souligne le Commissaire Dimas. La directive permet de déclasser un site parce que les baigneurs ne l'utilisent pas, mais sûrement pas pour gommer la pollution comme par magie. « Nous attendons la réponse des Etats membres pour connaître la justification de cette suppression », insiste M. Dimas.

Rappelons que la directive 160/CEE fixe des exigences minimales obligatoires garantes d'un bon niveau de qualité de l'eau, et des valeurs indicatives que les Etats membres sont invités à respecter pour se rapprocher de l'excellence. La directive révisée modernise et simplifie la mise en œuvre de cette législation en se concentrant sur les deux paramètres jugés les plus pertinents par l'Organisation mondiale de la santé. (Le rapport détaillé et les cartes de baignade par pays peuvent être consultés en ligne, en anglais, à l'adresse suivante: http: //http://www.ec.europa.eu/water/water-bathing/index.en.html ).

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